Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <80>
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Moinerie a lettori
voir l'on dirtt, que c'est 14 mon elementi il y a dea nionieuts, quo je sauterais do con tento meri t dana la rue. Me in il m'arrive assez aotivent que la fatigue de la vie me pése tellemeut que je voudraia bien avoìr le fuurage d'en déposer le fardeau: je voudraìs alors descendro un degré de reclinile des otres et me fcronver ai usi débarrasae de la pensée comme de l'action. Getto disposition d'esprit, n'est pas recente en moi, sou aou-venSé cónfond dans ma mémoire avec eeux de mon enfance. C'est mori coté lo plus faible, c'est celai quo je cache solgneusement aux yeux du monde, et c'est peut Ótre poussé par la terreur qu'il m'inspire, que je me laisse entièrement aller à la bornie liumeur, quand elle arri ve : j'en jouia par elle-mSme et corame compensatìóìi de la mauvaise; j'y trouve à épaneher ce qu'il y a de bon, de généreux dans ma nature, et d'intelligence dans mon cervean. La mauvaise hnmeur me laisse très peu d'esprit, et très peu de courage. C'est peut-étre un effet de ce baianee-ment continuel de mon ame, que jft n'ai jamais su tenir d'une mata ferme le gouvernail de ma vie. Comme en moi les alteraatives, dont je vous parlais, ne se sont jamais fondiies dans un mouvement dgal, àinsi j'ai pris plaisir a laisser aller mon navire au gre des caprìces de la mer. J'ai éu, e'est vrai, des momento dans leaquels j'avais salsi avec force, voir mème avec violence le gouvernail;; mais je l'ai laisse bientòt, et j'ai recommencé ma promenade sur le pont. Je suis un homme: car j'en ai tonte la puissance de l'intelligence, et tonfc le pouvoir du caractère: mais je ne suis qu'un enfant parce que le jeu de ces forces là est in-terrompu par le: dófaiit de eontinuite* dans le mouvement.
Je ne me suis jamais aussl complètement dévoilé à personne, comme je yiens de le falre. Je ne me suis pas cache ni à> mon frère, ni à quel-ques amia, corame Guglielmo : j'avais mème grande envie qu'ils pénéVas-sent etìx-méraes ma vie intérieure: je ne sais pas s'Us l'ont faìfc: ce-pendant c'est la première foia que je porte un jugement sincère sur raoi--méme, et que je l'ala assister un juge étrangl aj compie rendu de ma conscience. Je n'aurais pn rae confier ainsi qu'à vous, parce que vous atee femme, et que vous l'è"tea d'une manière, qui vous appartient. Du reste c'est de regolarne que*.e se faii'e intéressant en ayant l'air de con­fier à dea maina pieuaes le 4pt de sec faiblesses: c'est de l'amour de soi-méme tout pur que de vous e n tre tenir si longtemps de inos petites miaèrea auxquelles je Jtonne peut-ètre une importane qu'elles sont loin de inerite?'. Oui, c'est de ingoiarne : mala on ne se perniet jamais d'étre et de paraltre ego'i'ste qu'avec dea coanrs aenaibles corame le vòtre. Ce n'est plus une action vuliiaire quand vous l'ennobliasez par la gónéVosité de faeoueil, dont un reflet peut changer le slgniflcat de mon ógolsme.
D'aprèa ce 4 e je vena disaia en general de ma manière d'étre, ju-gez, si vous en avez la bonte*, de ce qu'est ma vie lei. .le voudraia me