Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
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1915
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82
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82 Memori* e: Intiere
auxquelles je savais que votre amitié jamais oublieuse aurait attaché tra intérét sincère? Je n'àuraJs pas dlflf me faire attendre, pas infime vous en lalsser le temps, j'aurais dù et alme vous prevenir, Mais, roas le sftveZj il m'airive trop souvent de ne pas faire précisément ce que p devrais et ce que j'aimerais le plus. Mon attaehement ne me per-mei pas, en vous ócrrvant au commencement de la nouvelle année, de trouver inutile de vous la sonhaiter benne, beureuse. Ce qui serait une ce'rèraonie banale et "trop tardive entre dee indifférents ou de froJde amis, ou' entre amie calmts (comme Villeraain vient de definir Pamì-tié de M. de Talleyrand expliquant avee une finesse d'ironie merveilleuse comment le dit M., sans étre un traitre sans pitie, avalt pu pendant sa longue carrière se troaver toujours à son aise avec les heureux du jour: c'est, difc-il, que. Ttf. Talleyrand était un ami calme), donc je disals que ce qui serait passablement ridicule entre amis calmes, ne peut Tètre, ne l'est pas entre nous qui sommes de vrais amis, - Ai quelque degré que ce soit que nous almons, nous apportons dans nos sentimene de la ehaleur, du mouvement. N'est-ce pas vrai, Madame mon amie? Tout cela a propoB de l'année 1854, qui n'a pas trop bien commencé poni* vous et vos aimables demólselles : puisque j'entends dire que Ni ce a été ces jours-ci couvérte. de neige : mais la sulte ne répondra polnt à de tela caprices. Et pour la vie que vous menez et qui fait consistei* le bonheur dans des satisfactions et des joies d'intérieur, Il n'est pas trop dommage que la saison soit vi lai ne! J'espère toutefois que votre sante ne souffrira pas, ou qu'elle n'en aura pas souffert. Les beaux jours revìendront d'autant plus beaux que vous aurez déjà payé votre tribut; ce qui est arrivé icì, où après un froid honible nous sommes tout à coup au prlntemps. J'ai guitte Genève le 9 du mais de déeembre après le retour si inattendu d'Anselmo. Je l'ai laissé parce qu'il n'attrai t pu m'aceompagner a cause du passeport. A présent qu'il n'y a plus cette (lifiieulliR, il dit faire ses préparatifs de voyage. Je le croia, quolque vous, je sais, vous sofez peut-étre étonné e de ma credulità: C'est que ce que vous pouvez croire, n'est vrai que jusqu*à un certain point, et qu'il y a eu des contrariétés que malgré toute ma confiance et mon amiti e* pour vous je ne veux pas ancore vous racoonter. Peut--étre je ne vous le dirai jamais. Quoiqu'il en soit, je sais qne vous VOUB réjoulssez et pour mol et pour Anselmo que nous soyons de nouveau réunis et surtout à Paris. Genève aprés votre départ a perdu tout son charme, puisqu'elle n'est plus un point de réunion de nos amia, si Ton doli restor Jongtemps encore sur la tcre frangere, ce serait vrairaent mal clioisir que de se nicher la-bas. Il ne faut.pas céder aux charme d'une vie calme, et retirée hors ile la mSiea des ehoses humaines. 1 la longue on ù' gagna rien, puisque la soli-