Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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86
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ciderons no tre non velie vie. M. Lowengard m'assure que Guglielmo est très heureux a Londres je n'en ai pas de iiouvelles direste. M lui ai écrit, - je ne sats si c'est ma lettre on la sten ne qui s'efc da-ree. Et Henri?
Nona sorames déjà loin de notre vie de Genève elest un iivre de souvenirs que j'ouvre frdquemraent; ot je pense avoe tristesse qne news ne pouvons pas y ajonter un sacond volume.
Je voua prie de m'éerire vos Wuvelles et celies de vos enfant : et d'attendre pour oela que vous soyez en veine ; eomme vons l'avez età autrefois et eomme vous l'ótes toujours lorsque l'amtàé vous inspire.
Gardez-moi, Madame, dans votre memolre avec ceux, de I'attache-raent desquels vous étes le plus suro.
Votre d avo uè et affeòtionné
GHARUBS GuifllUtllflRl. Paris; uè 27; avvìi 51.
VnoerdV Parigi
Ml.W'llt fìi J*ìJhellMiH 2fl.
Olière Madame et àmie.,
C'est bien à jnol plutftt. qu'à ÀU9olmo da rdpondre a votre chère lettre. Tout ereancier que je suis de votre caisse pour la somtoe de 40 francs, je me reconnaìs d'énormes dettes envera notre amitie* : mes defc-tes en tout cas sont plus anoiennes et surtont moius excusables que eel-les d'Anselmo. Ce n'est cortes pas défant de eoeur qui m'a fait négli-geaut. SI vous m'aviez suppose pareil péohd, avec toute votre generosità" et maigré votre dette, vous ne m'auriez pas adressó la parole. Je crois de vous dire vrai en vous disant que cela est venti d'un défaut de bonbeur : d'un manque de cotte bonne dispo3ition intérleure qui me parati Indlspensable pour vous entretentr. En quoì serviraifc-ii notre amitie* de vous écrire sans élan, en tratuant pour alnsl dire la piume sur le papier eomme je traine trop souvont ma personne sur le pavé de la ville, mon esprit sur les ocóans de la pensée, et mon coeur à traverà le brptrillard de la roveri qui somellle? 'Cotto merveiUeuse quintes-sence de ma manière d'otre, voilà ce que j'aurais pu vous dócrire de tout moi-méme : et j'aurais mieux aimó pouvoir la cacbor a ma con-science quo de la docouvrir à vos yeux. Votro existence n'est d'alileurs pas si exempte de souffrances et de peinea pour que jo vinsse y apporter la dlstraction de ma maladie pent otre volontaire. Cepen-danfc rien n'est affreux qu'une maladie de volontó, et rion ne morite moius d'iute'rat de la part dea autres, et peut-Btre rien n'est moina guérissable. Yotro chère lettre m'a obligé de vous mettre au courantde ces inisères : car il ne me restait d'antro choix que de mentir on io