Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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87
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di Canili fjtniìr'riììrfl Gonzaga HI
vous en fa irò le róclt. Dtt roste je suis beaucoup pina engourdi que souf-frunt. Je n'al ni la bénddiction ni la malódJction do la douleur: etj'fral de man petit train jusqu'au dornier aommeil. Je deseendral le fleuve de la vie en bonne et très nombreuso compagnie avec cette distinetion peut--étre quo peu de ines compagnons auroni róvo' une navlgattou plus glo-rieuse. Mais je m'apercois qne dans mou egoismo j'ai pris la première place dans ma lettre, .l'aurata dò commèncer par vous dire oombien Anselmo m'a interesse en me racontant sa visite a Francfort et à Nenstadt, et en remontant ft des souvenirs antérieurs, qui ne sont pas moina presenta a man esprit, Jfaùraia dd vous dire avec quelle satisfaction je vous savais voyageant èjg;Itivlìe. J'ose ajouter qne bon nombre dea impres-sibns que vous devez avoir éprouvéesà en parcourant avec vos enfants uotre pày. -èst déjà ma connalssanoe par un amusement de mon ima-gination, qui en vous connaissant ai usi que les pays que vous visitiez, n'a pas eu de peine pour etablir les rapporta de sympathie, d'admira-tion, qui étaient dans la necessito des circostances. Maia Certes lea accidente et votre .quadruple esprit auront èté beaucoup plu8 feconda que mon imagination : et je serais très curleux de mille détaila amusanta, et de vous ente mire raconter voa souvenire de savoir lequel de tous cea souvenirs chacuue de vous chérit davantage. Avant de quitter l'Italie yóua avez bieir voulu uous envoyer de vos lettres qui m'ont fait l'effét d'un bouquet de fleti rs par vous cueillies avec un peu de tristesse sur Je aeull du jardln enchanteur! Mais vos enfants ont rapporto* d'Italie mille belles cboses : Anselmo me dit qu'elles sont en très fior issante sante1, et en bonne humour, Je leur souha ite des horizons favorables a leur bon ben r. Et votre sante ausai, olière Madame, j'espère qu'elle soit amé-liorrfe; et que voua n'ayez pas trop à regretter le ciei d'Italie, et les laos et les montagnes de la Suisse. Mon frère vous a trouvée inatallée sur une éminence d'où vous embrassiez de i'oeil un pays bien beau qnoi-que aUemand. Et Anselmo me hit ausai L'éìoge de Francfort et de sa vie. Je aula tenté d'y croire, si je me rappelle Flmpresslon que cette ville m'a laissé, avec sa couronne de jolies maisons de campagne, et si j'ajoute au tableau la aociéte* qui a'y trouve a présent. C'est le plus charmant coln dea Paqttìs transportó en Allemagne. Dommage qpM ÌAOUS man* que la figure ai sympatbique de Henri. Il se fortifle dans l'art de la ban-que, et voua ne le voudriez peutdtre pas trop banquler. Quand vous l'aurez soua votre alle màternelle, embrassez-le pour moi. De Guillaume Il y a une eternit/, que je ne aais rien ; je serais pourtant très content d'en recevoir dea nouvolles. Je ne sais pas son adrease. Que vos enfant et voua me gardent tonjoura dans leur amitió.
Votre ami
CUAnLKS (TUORIUBRI.