Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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88
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Memorie- ó htterv
X.
l'aria ce 12, dflcerobrfi 54, Jtow UlgljoUon. 2, Chòre Madame et amie,
Après ma lettre si peu eonragetise et malheureusement sincère et tout-à fait vraie je vous ocrls de nouveau, bien que je saehe malgré votare silence et peut-étre à cau.se de ce silence ménìe, que vous ne devez pas m'avoir jngd très favorablement d'après ce qtìe je w :: raconte* de ma vie intérieure et extérieure, Je suis loin moi-meme de me don-ner raison : f e savais me donnei' compietemi? spjt maison sóit tort et agir èn eoriséquence, je ne aerais de'jà plus le méme... que jfli suis encorev t tts ètes, ehèto Madame, trop dairvoyante, el< trop noble-ment mon amie pour ne pas, voir mes torta. Enfio anjourdlint je veiu étre contento et contento pour vous et .ìV:,,u,: .'iionfe, .fatai s alle* .l'autre jour à la Sorbonne pour y ecouter M. Àrnould qui y trai te cótte annde de Goethe et de Shakespeare. 3e n'ai pus été étonne* d'y rencontrer Mon-sìeur Ltìwengard qui est un gourmand. d'instruetion et surtout de >hi-losophie et de littérature. Après queiques mots ionangés sur ce que nous allions enteudre, sur la politique et sur ses pauvres jambea, je le vois sourìre et 11 me dit : Vous ne savez pas k> bornie nonvelle ?.,... Laquelle ? d'où de qui dune ? Mais de MÌ.'T':u Louise ? J'allais devlner, il ne m'en laissa pas le feemps. M.dJ ! Louise reprit-jl, est flancee a un de vos corapatriotes, a un médecin de Venfaa. 0*est chose f'aj offl-delle. Je lui ifàmandai le nom dello sposo,; - il ne le Sjrvait pas, ou peui-ètre l'avait-ll oublie. Il ajouta quo je pquvals taire mas feJMtafcfons. je las 'Jais dono de tont mon coeur àV :<spis,, gì jei tfpus prie de les pré-senior M/1 ' Louise qua je considerò inainteliaiit cornme Yéinitlenne ; sans pour cela que je m'attende à ce qu*elle renonce ù son Gennitli et li ses intimites avee les étoiìés. Si M. ifrwengard avait commJs une l.n-discrétion, et que mes féllcttatlons se tronvassent pa cfcHistìquéiiit pre maturées, ala per non detto. J'ai recu dos nonvelles de ftodruez qui se plaint hìatì à raison, pafsque il ne savait rlen de ce qui se passalt à Francfort, d'avoir rfté. un peu negligé. Mori pauvre ami Disi maintonant' à Ztiricb, où il donne dea lecons préparatoires mconrsde l'Éeóla po> Htechnlqne. TJn abatssement de volx l'a eontraint de quitter sa place a Locarno. Q'dst triste. - Et nous qui aviona un troislòme étre, une soeur, liée à ses Irères ausai intimement qu'ils le sont entro eùx, et qui de-puis le 7 de novembre l'avons perduo I Povera Lucrezia. Je suis sur qua vous penserez ansai quelquefois bette, en VOUQ rappelant les frères! ?...