Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <93>
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XIV.
Chère Emma,
Votre Bttclie a est lay * votre souvenir . vivant en moi, et cependant je ne sais vous éepr Gè n'est pas que le temps me manque tout-à-fait. J'ai bien des exeroices, mais dans ces denx semafnes si j*avais écrit autani cine j'ài fere;, "vous aurlez eu de bièn longues lettres.
Rodriguez ra'écrit quo diraanehe vous étes parties par mi temps hor-rible;, les Alpes sont si difficiles a franchir et votre mère et vous ai courageuses ! j'ai. hftte da vous savoir arrlvées et de l'approndra de vous! Pnisje me flatter d'avoir un Blàttchen de vous avant móme l'ar-rivée de oelle ei entro vos petits doigts roses ! Avec votre graoieuse" fer-meté d'ànie, et la fière oontenon.ee que vous savez garder, j'al peur que vous ne me donnlez du schwarz sur le weissqu'aprés en avoir reca de moi ! Eorìvez au moins tout de suite a mon adresse iei h i-teonza.
Nous quittons la ville J nudi pour uous dtablir a trote milles de Ten-ceinte sous les tentes. Ja suis nouvoau à ce genre d'existonce, g mais, pourvu qti'il ne pie ave à verse j'ai confiance de ne pas en-durer bien de la peine a m'y falrelll On dì* que nous resterons dettx semainps campès de la sorte et qu'après cela l'on nous fera rentrer eu ville et que les campa seront levés. On ne petit rien prévofr avée assurance au milieu des eirconstances extraordinawes dans lesquelles nous uous trouvoriSi .G'esU'inipre'vu que nous avonstoujours devant nous. Vous aurez maintenaut les nouvelles des viotoìres slgnalées qui ont en dix jours presque fini la campagne contro Lamoriclère. La ville d'Ancone reste sanie et avec peu de chauces de tonfo longuement contre la flotte et Tarmée de terre qui l'assiògent. L'armée papale est tonte entière tom­be* en nos mafns genéraux et monsignori comprls. L'Atttriche n'a pas bougé et n'a point l'air de vouloir nous assaillir de suite. Ce­nemi ant les diing-ers sont toujonrs très grands à. l'ìntérJeup. Gari­baldi est do plus en plus entra!né par les mazziniens sui' un ehemin qui peni ancore compromettre notre avenir. JSn fai sani vibrer dans son ooeur les cordes les plus sensibles de ses ressentiments personoels contre le ministèro, - en flattant son ambition, en lui faisant croire que rlen n'est impossible a son genie et à son prestige, les mazziniens ont abouti a Taire de Garibaldi un insfcrumeut terrible do déviation du mouvemenfc ustionai. J'ai la conriction quo si le patriotisme devo uè et loyal de notre béros ne l'avertit pas a temps de la fausse route-qu*il fait nous aurons des catastrophes aussi éclatantes que les suc-oès qui juaqu'à prdsent ont èie le prlx d'une sagesse : d'une habilité