Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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100
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intanto, se a Ouneo arrivassero lettere franco-italo-germanlche da Francoforte, saranno benedette!
Misteriosa creatura come va il vostro Ernst! 1 !
Quanti nomi che te ho dato, bella signorina, nel confidente nostro conversare 1 Sono das Làmmchen.
- - Qtméo
XVII.
Cuneo ce 20 rtfu:tiiìibru l'rfBO.
Chère Emma,
Nous voilà a la (in de cette année si riche en événementspublics et qui me laisse aussi le cher souvenir de votre apparition daos cette terre des morte devenue tout-à-coup la demeure de la nation la plus vivante de l'Europe. Si je pense a l'avenir et sì je regarde derrière moi, je me trouve également en prèsene d'émotions qui ne vous soni pus étran-gères car votre existence, vos gouts, vos idées, vos sentiments et l'a-raitle* qui est nòe et grandie eutre nous, ont fait de cette fllle de l'Air lemagne un compagnon die route des pélerins de Genève, et une étoiìe aux rayons amis dans ce ciel brumeux du Nord, aujourd'hui que ies droits liisfcoriques ile vos princes eherchent un abri menaant pour nous dans le sentiment populaire de la grande patrie allemande. J'ai le pressenti-ment douloureux de quelqne grand óquìvoque a l'arde duquel on entral-nera votre pays contro le niien. .le crains que l'esprit philosophique ha lite me ut, développé dans les classes élevées de votre nation se soit trop peu occupé des questiona politiques, soit qu'eiles aient été considérées comme trop au dessous des grandes questions ratìonales, soit que la pru-dence de vos philosophes se soit trouvée a son insù d'accorci avec Tastuce de vos princes pour laisser développer en paix les préjugés politiques tandis qu'on falsait cable rase des préjugés relìgieux et pMlosophiqnea. Alnsi tandis que je vois les autres nations se développer paisiblement dans leurls institutions, ou poursuivre, soit d'accord soit contro lears gou-vernements, une route olairement tracée d'avance et un but definì dans la conselence populaire, je vols au contraire votre nation qui n'a ni assez d'amour pour ses gouvernements ni assez de baine contro eux; qui parie beauconp d'un nouveau droit national, mais qui n'est pas indi fférente à Paneien droit hlstorlque de ses princes; qui voudralt taire me Alleni agno allemande au nom du droit des natlonalités mais qui voudraH en infime temps mónager la pulssance de l'Autrlche sur les dif-