Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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101
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di Darlo Qwi'Hi'ri .tfmitra im W
férentes races qui composent le grand tèmpi re autrichien, parce qu'on a de .la tendresse et on. ressent de l'orgueil au beau speetacle de tant de peuples, qui fléehissent le genou devant la force ou devant la sagesse d'une petite peuplade d'allemanda qui prètent lenr nom à cette tirannie, Vous proclamez pour l'avenir t'unite allemande soit républieaine soit mo-narchique mais pour aujourd'hui les droits de la confedera tiau germanici uè qui ne sont que l'eelio du passe et d'un passe pas du tout natio uni. sont sacrés pour vous. Vous avez des larraea pour le sort de Venise, vous applaudissez au héros populaire de l'Italie, - a Garibaldi, mais si de= main pour assiéger Verone ou pour imposer la paix à i'Autriche nos soldats franchissent la frontière du Tyrol. itallen, ou bien celle de l'Isonzo comme on a toujours fait toutes les foìs qu'une puissauee quelconque s'est trouvée en guerre avee l'Autriche, eh bien ! alors nous rolla mena-eés des armées inombrables de la con-fédératton gemwtnique, - qui n'aime point que Venise soit au trioni enne, mais qui ne permet pas non plus qu'elle se fasse ltallenne. Je comprenda très bien que vos princes com-pronnent de la sorte la question ils savent qu'un nouvel état de oho-ses en Italie doit faire sorgir en Ailemagne quelque cbose de semblable et i'is ont parfaitement raison d'oppose r à l'Italie non velie l'ancienne Ailemagne ; mais que la nation allemande soit entrafnée dans eette voie aa nom de sa nationalité, cela n'est pas très honorable pour l'intelligence du public dans votre pays, et en ce sens vous seriez ar-riérés sur le pouple napolitain qui n'a nas sulvl son roi eontre le roi d'Italie au nom de la nationalité napoiitajne*
J'avais besoin de cette longue tlrade et vous voudrez bien me par-donner de vous avoir fait tant de politique dans une lettre qui devrait étre consacrée a. de bien autres sentìraents en songeant que dans deux raois peut-étre je puis étre soldat d'une eause qui aurait contro elle les soldats levés dans votre pays et que je ne vondrais jamais avoir eontre nous votre eoeur.
Cette pensée brouble la joie que j'éprouve à vouséorire, cette pensée empoisonne la fin de cette année si heureuse pour l'Italie et jusqu'au sou venir de notre rencontre. Pour nous*, ce qu'on a fait jusqu'à preseli t, ce n'est rien, si Venise n'est pas à nous; il n'y a pas ehez nous d1 nomine d'Kfeat, pas de soldat de la cause nationale, qui ne solfe dispose à courir tous les risques, pour atte I nel re au bnt suprème de la lutto d'Indépendance de l'Italie toutentlère. Qui n'est pas avec nous est eontre nous. Voi là la suprème loi de toute grande entreprise, voi la- la douloureuse necessitò que je vois surgir dans cette année qui va com-mencer et dans laquelle je vondrais que tous mes pressentiments eussent Un dementi solennel !
0'est trop triste de pensar toujours à cela au lieu de m'enfermer dans