Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
<
1915
>
pagina
<
102
>
102 Memovinn folUm
Le riant tableau de Cadenabbia qu'auean artiste n'uunrft asse?, de genie pour reproduire tei qu'il est en moi.
Je soni]ai te que ce ne soient pas les derniers beanx jours qae no* tre amttié puisse compter. JTai une bien vive en vie de savpir ce que vous fàites vos sentiments, vos amuseraents, vos Idées. Ecrivez-moi ce que font vos frères, votre cbère Mère; décrivez-moi le train de votre existence. Soyez gaie et triste, fière et amicale, soyez dans vos lettres telle que vous étes tous ies jours Laissez-raol pénótrer en ami curieux dans votre sanctualre. Paites-moi de la phlloaophie, de la morale, de la politlque, du sentiment, de P Idealismo, laissez que je vous vole rire ou pleurer, n'ayez pour moi aucune complaisanee a còte de la vérité vraie l Anselmo toujours à Turin très occupò de ses travaux ldgislatifs. Les nouvelles de Naples assez bonnes, quoique après Venise celle-la soit la plus grande dlfficulté italienne. - - Gaeta ne tombera pas de si tòt si la garnison reste Mèle au roi. Dans un mois et demi nous aurons le nouveau parlement italien à la sagesse duquel les desti-nées de l'Italie seront conflées. Le parti mazziuien à l'aide du nom de Garibaldi et des diffleuités de la non velie organisation, agite le pays, j'espère que le sentiment national ne se laissera point entrai-ner en dehors des voies suivies jusqu'à prósent. Moi toujours ici, j'attends une nouvelie destination, ~ mais je ne sals ni quand ni où, SI vous voulez m'écrire, écrivez-moi toujours à Cuneo.
Buon anno a tutta la famiglia. Soyez heureuse.
Votre ami GARW G.
Risposta M Emma Hohenemser alla XYTI lettera di 0. Ouèìmn
Cher Carlo !
J'ai reca votre cbère lettre avee une vive joie, quoique a mesure que je Hsais je sentala passar en moi vos doutes, votre peur bien fondée sur Ics i'iées politiques de l'Allemagne, sur les sentiments nationaux du peuple, desauels, je l'avoue, je désespère presque en ce sens que je n'ai pas la co ri fianco qtron saura róallser par un oneralo nettement trace la grande idée de 1* unite, un but aujquel tend cependant touta V intelligence, tout qui s'appaile freisinnig dans la nation, et que le sentiment du peuple de memo concoit et déslre ardemment. Beaucpup de peraonnes