Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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103
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dì Garlo Gwrrktì 6otiia f,o
déjà m'ont expiiqué cotte apathie inconcevable du peuple en ce que l'état intérieur des choses eri AUernagne n'est point rnauvais. le peuple n'en souffre pas, on jouit de plus de llbertés qu'en Franco ; die Inneren Ver-waltungeo (excusez mon ignorance) sont pour la plupart bonnes, l'Autrl-che seule aurait par sa position intérleure le plein droit de faire la revolution, et c'est là aussì de quo! on attend le sai ut. Je ne veni pas parler longtemps de politici uè, car je m'attristò jusqu'au fond du ooeur quand je ne vois pas avancer avec sarete sur le chemin par lequel nous arriverons enfin à avoir une grande patrie, que j'aime ardemnient déjà maintenant quo je ne la vois naftre que dans un long a venir, après avoir rouru de grands dangers, subì de terribles malbeurs nationaux. Je pour-lais vous faire de longues explications sur la diffórence du caraotère al-cemand et italien, que j'ai étudié" et observé cotte fois plus que jamais - soyez heureux, votre chemin vers la réussìte d'un but est infiniment plus court, plus facile que chez nous, duquel nous nous sommes éloignés par la réflexìon, par la phiiosophie si vons voulez, qui dóveloppe les individualités, les fait chercher un but tout individue), une satisfaction qu'on n'obtient que par soi-méme et non par un objet quelconque en debors de nous, chacun se croìt un droit special d'exister sur la base de son propre ètre, de sa nature à part, sans trop se soucier de ce que devient du tout, de l'ensemble de ces individualités. Pensez donc que dernièrement j'ai lu le journal (Tagebuch) d'un portler, plein de pensées idéales, travaillant sans cesse à l'améliorissement de soi-méme, à mettre un frein a sa nature un peu sauvage, en un mot de sentimenti les plus élevés. ; J'ai fait de tristes experiences sur cet homme, qui ont deprimo mon àme pendant long t mps. Le monde tremble sous mes pieds; où est la vérité si des épanchements de senti me nts les plus vrais sauraient mentir ? Peu;à-peu je me suia retrouvóe moi-méme, je sentis renature la croyance (qui, ne devrait pas se l'aisser ébranler par un fait special) affermie par ce combat intérieur. Vous dis-je des choses non claires? Vous-méme en ètos La cause, en m'engageant a vous parler de tout ce qui m'occupo on bon et sincère ami. L'expórience que j'ai faite, réunie a beaucoup d'autres, m'a fait arri ver a la conolusion que le chemin dans lequel nous marchons n'est pas le juste, aussi longtemps que nous manquons d'une base réelle, qui pour un peuple, comme pour tout individu, devrait ótre une grande patrie, libre a l'intérieur, forte en dehora, qui nous donne l'exemple de grandeur et de noblesse, nous en inspiro des nos plus jeunes années, nourrisse en nous l'amour pour elle, ce dernier devrait former un élément prhnaire de touto éducation, nn soutlen fort qui au milieu de malbenrs, de chagrlns, d'agitati ons dou-loureuses et joyeuses de la vie privée ne sauralt jamais nous ubandon-H0i Vous Hallens vous nous avez devancós par l'esprit politlque comme