Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <104>
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104 MiitmM'te 'G Uttn
par l'enthousiasme patpiotlque de votre peaple, je vous envle la puis-sane de oe sentiment national, Iequel, j'y ai grande confiance, vons amè-uera a de superbes resultata. Je n'ai pas une idée de ce qui arriverà ebez nous; la con fusi on, le dissentlnient dea opinions est estrème, 11 n'y a pas, eomme chez vous, une grande vague qui entratile tout; de pe­ti tes vagues qui oourent en tous les sens se dlsputent le terrain. Je crains que vous ayez à nous faire la guerre, je suis presqne sùre quo des motifs qualconques se trouverone, mais croyez moi que mon coenr n'y entre pous rien, mon coeur est du còte où est l'entlio usi asme d'une grande cause, où est la liberté, oh V idée de la nationalité lotte pour son droit suprème. L'état actuel de l'Allemagne ne m'inspire que du tit goftt, je l'alme passi onément comma après de grands et terribles évè-nements elle renaìtra, comme elle doit renaftre dans le cours du temps, d'après les éléments qu'elle renferme, et alors, sous peine de vous facher, je orois qu'elle sera à la téte de la olvtlisatìon européenne. = Si j'étals un homrne, si j'avais la vocation d'exereer une Innuence sur mon peuple, je renfermerais mes idées dans le plus profond de mon coenr, me plongerais dans l'état actuel des ehoses tàchant d'éclairelr, de simplì-fier les Idées, d'entratner a l'entbouslasme pour la vérité, qui vraiment ne consiste pas à subjugner des nafcionalité9 étrangères, mais au contrai re de donnei* un libre essor au développement de toutes. C'est peut-ètre bon que je ne sois pas un li ornine, car on ne peut jainais savoir si on ne perdrait pas le fll de la vérité pure au milieu de ce monde corrompi!,
confus, mù par des motifs sì nombreux, si différents De vous, cher
Capitano, je n'ai pas da tout eu peur, je me sentais heureuse comme un enfant de me laisser alter aux caprloes de mon humour, aux causeries gaies et sérieuses sans craindre un regard ou une parole qui repousse le laisser aller, die liarmlose Heiterkeit ! Hit pourtant je craindrais d'otre longtemps avec vons, vous ètes une nature si differente de la mienne, je me lalsserais trop entrainòr de La vòtre dans un chemin qui exeroe un grand charme sur moi, duquel cependant je m'éveillerals a une grand trlstesse, me demandane où suis-je ! est-ce moi-méme ? und Web mir, wenn teli es nieht bin 1
XVIII.
Cuneo, lì 7 jntviwo 18(11.
Emma,
Vous anriez bien droit de me gronder, et moi j'ai honte de mon si-lence. Que voulez-vous: je vous avals óorit une longue lettre en ra­po nse à votre très aimable annonce de la naissanee de votre neveu. Je commencais par vous en demander un autre le plus tòt possible et memo