Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <105>
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di GWFU Guwrkv-l (Sfanganti 105
deux Puri pour Venise l'aatre poar Rome. Et en pronao fc la eourse apcòs nn si beau commencement j'avais divgaé dans la poi Iti que de tei le manière qua je vous a rais écrit un pamphlet toutentlor dont ,je ine suis repenti et dont je vous fais grace.
Merci, Emma, de ve tre aimable empressement à me taire jouir de vos joles de famille. a* Je vous prie de faire agréer par qui de droit mes slncòres telici tati ons. Je suis on ne peut plus inéeontent de la lenteur avec laquello on procède dan? la réorganisatlon de notte corps.
11 y a trois mois que j'attends le décret qui doit tìxer notre sort, on e dit maintenant tròs proohain. Mais je ne m'y ne pas encore, et je
. n'al point la consolation de pouvoìr vous borire le bataillon et l'endroft auquel je serai destine. Patience et toujours patlence, e'est plus de trois quarts de la vertu qu'il faut en toute chose dans ce beau monde,
et je ne voudrals point qu'il en lut ainsl dans l'autre: si après ce-luj-cì il y en aura un que nous verrons ensemble. il me fait bien plaisìi* de reoevoir de vos charmants écrits, et je suis tout fler que vous con­ti nuiez è vous donnei* ce pauvre passatempo. Vous ètes lirop" avare de détails sur votre vie lntérieure et exterieure: mais vous en dites as-sez pour que je regrette que vous n'en disiez davantage, Vous me ta-quinez toujours sur mon Napoléonlsme, mais en cela nous sommes bien aux antipodes, et comme nous avons tous les deux de la fer-meté dans nos opinions, je crains bien que nous ne nous rencontrerons jamais en parellle matière. C'est dommage, -- car en beaucoup de cnoses il y a en nous un mervailleux acoord d'opinions et de senti-roents et de goftts. Cet enfant de Genève, comme je me surprends souvent à vous nominar, m'a toujours ravi par cette harmonie native qui n'a fait que s'enrlchir et se développer en vous, pour vous Taire ce que vous ètes maintenant cette jeune lemme chrmante qui m'est apparue deux fois de ce còté-ci des Alpes, en m'apportant avec elle le charme indéflnlssable des souvenirs de la vie d'au-trefois, d'une amitió solide et enchanteresse en méine temps. Deux fois je vous ai revue depuls Genève, une fois en Lombardie, dans la terre des esclaves, sójour triste et pauvre d'espéranees pour moi, et il' y avalt alors comme un contrasto blessant entre ce que vous me rappelliez des heures libres et fougueuses de tsnt de baines et .d'amours dont je m'euivrais sur les borda du lac, et dont l'expression éclatait en bruyauts rires et en discours exaltés autour de vos tétes en fanti nes, et l'état de dclassement et de contraente dans lequel vous me trouviez a Montebello. Eh bien; vous étiez silencieuse, et votre àme n'avait que de demì-mots et de vagues bruita pour vos lèvres. Vous aviez un air de reeueillement presque étrange, vous n'étiez point a false avec vous-méme ni avec moi. Je me souviens de notre rencontre a Mon-