Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <106>
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Mmortv o Mare
tebelio cornine d'une heureuse rencontre, mais elle n'a pas été sana tristesse pour mon ama. Je vous voyais belle almabJe syrapa-thique, vous étiez pteine d'attraits pour moi, et cependant vous étiez pour moi entoupée de je ne sais quoi, qui nrempèehait de vous re-garder, de vous parler, de vous interroger, de vous taquiner, de cau-ser avec vous corame autrefois, et comma j'en avais au fond bien en-vie ! Bile fut bien differente notre deuxlème rencontre l'année passée, au beau milieu de l'è té sous les portfques de Turin ! Nous avons été comme poussés l'un vera I'autre dès que mes yeux eurent le bonneur derecon-naftre en vous l'enfant de Genève, et l'ange mystórieux de Montebello !. G'esfc que la trompette de la résurrection de mon peuple avait sonné, que mol j'étais tout fler pour lui, lieureux dea victolres, heureux de la concorde de tous les ooeups honnétes heureux d'une réalité qui n'avait été iongtemps qu'une esperanee ftévreuse, ou bien une lueur de l'àme que le vent du malheur menacait à chaque in stani de son souf­flé !!! Vous voir au milieu de tout cela, c'était pour moi plus qu'un évé-nement ordinaire, **= c'était le compi ément de mes joies, c'était voir se mélep à la vie piche d'émotions fières et de sublimes élans, la femme pavissante qui se méiait déjà à bien d'autres souvenirs de ma vie! Ainsì vous avez été pour moi la bìenvenue ! L'aecueil que je vous ai (alt alors je ne saurais plus le fa ire à personne au monde. Votre arrivée en un si beau moment je la regardais comme une pécompanse des chagpins en-durés à cause de mon patriotisme. Tout ce que j'éeris, a peut-éire l'air d'étre écrit par un exalté. Cependant ce n'est que la véri té exacte! que je ne fais qu'enlaidir en voulant l'arrèter sur ce pauvre papier; tan-dis que tout cela est beaucoup plus beau comme je le sens et je le pensel Bruna figlia del Noni! les enfants du midi sont tout aussi réveurs que les enfants du Nord, Prenez garde que ces vaillants enfants de la Ger­manie alluclnés par l'esprit du passe déguisé en patriotisme ne viennent paraftre sur la scène du monde comme les trouble-fete des nationalités renaissantes ! Il y a plus de sagesse dans votre coanr, o Velleda, que dans les pauvres esprlts qui se laissent entortiller par des raisonnements à parte de vue. La motion de M. Vinke1 ne raffit point pour me tran-quiUiser ; politiquement an Allemagae le vieux esprit est dans le royaume des faits beaucoup plus forti que le nouvel esprit. Vous en avez une preuve dans votre fami Ile. tón tout cas la grande crise poi iti que, dont le foyer est bien Paris et sa dynastle revolutionnaire, apppoche, et les discours du sénat et la fusillade da Varsavie ensont peut-étre les commencements. Quant à nous, vous savez notre programma il est dans le discours de la oouronne, nous attendons ou d'étre attaqués, ou bien une oc-
, Capo del partito liberile alla Camera prussiana.