Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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108
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40S Mmotitì a fefp
tliiqnes peiwent exercer une influeiice heureuse sur la destiate de cenx qui oat déjà eu le rare privilège de leuragréer. Prenez garde qu'il ne m'arrivo rien do sinistre ! ear je douterais alors de votre patronage. J'ha-bite maintenant catte ville où je vous ai rencontrée l'été passe, et maìiita lleux me parlent de vous, ces beaux arbres et ces allées sur ics rives du Po uè sont plus si belles qu'elles ótalent lorsque nous y jouis-sions de leurs ombrages. Leur riche habiilenient leur fait ancoro défaut: du reste rien n'a cliangé dans l'aspeet general de la ville; eu regardarit] le Po s'écoulor de dessous le pont vis à vis de la petite égliso do la Vierge, entouré d'un cète des grandes maisous de la ville, et de l'astro coté dea collines qui commencent a verdoyer, je me laisse aller à la ré-verie k cotto bonno re verte qui so souvient et embellit lo présent avec la poesie du passe, .lo ne me donno quo bien raroment ce plaisir, car je ne suis pas tout-à-fait un oisif, et j'ai mes devoirs de capita ino a rompi ir, O'est bien gentil de votre part que vons n'ayez pas remarqué bien particulièrement la place d'armes, seulement il me semble qu'un soir que nous passions en volture de ce cole, ? nous a vons un instant suspendu notre conversation pour mleux sai si r dos pelotons de notro armée qui manouvraient dans le derai-jour du crépuscule. À part ma vie militaire j'ai aussi de bien sérieuses preoccupations politi q 1103. Gomme vous savez si j'espère beaueoup, je cràins aussi beaucoup pour mon pays. Ce n'est pas sana raison quo l'Italie pendant si long temps n'a pu róussir, et ce n'otaiout point des bommes toujours mal-veillants ceux qui a l'étranger jugeaient impossiblo ce qui maintenant est en train de se réaliser en Italie. Après tant de triomphes et tant de succès inespórés notro causo est toujours en danger. La sagesse du patrio- feisme doft veiller à chaque heure sur la vie de cette nation qui est née hier et pourrait n'avoir vécu qu'un seul jour. Nous avons beaucoup de circonstances favorables pour nous, nous avons en nous méme des qualités supérleures, et des riebesses patriotiques, qui font espérer la bonne róusslte de notre entroprise. Mais nous sommes ausai au milieu de diffieulfcés itiombrables soit a l'intéri eur soit à l'extérieur. Il y a des jours que notre ciel est sombre jusqu'à présent les nuages so sont toujout's vite disstpés. Hior encore on a pu croire un instant que c'en était. fait de la concorde itallenne. D'un coté le parti exalte* avec son chef tiérofque Garibaldi, et derrière lui tout co ep*ìl y a de naif et do fantasque dans noa populatious ai peu instruitos et en memo temps si impressionables. Do l'autre coté le parti modéré avec son chef habile Cavour, et derrière lui la patriotisme raisonné, la force organisée do la nation, tous les luterete de la classo haute et moyenne qui s'est engagé SOUB Io drapeau do l'Indépendanco et de l'unite nationalo. L'Italie ne peni trlorapher quo par le eoncours de ces forces si diverses, ot néoés-