Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
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1915
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pagina
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110
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110 Memorie vìitMerù
à son entrée. Le ministre de la guerre lut un exposé très clair et très détaillé de tout ce que le gouvernement avait faìt pourassurer l'avenir des onlelers de Garibaldi, et déclara vouloir en cas de guerre appeler sous les drapeaux quatre divìsions de volontalres, dont les cadres seraient composós par ceux qui avaient faìt partie de l'armò de Garibaldi. Alors Garibaldi se leva et commenea par déelarer qu'fl ne pourralt jamais serrer la raain à ceux qui avaient vendu sa patrie (Nioe) ; qu'à Naples il avait senti la raain froide et enne mie du ministèro qui voulait une guerre fratricide... Après ces mots l'orage parlementaire fut tei que la séance fut suspendue, pendant une donii-heure. Après cela le presi -dent dlt à Garibaldi qu'il serait obligé de lui a ter la parole s'il en abusait cornine il avait fait. Garibaldi alors parla de petits grìefs personnels qui n'avaient plus rien a faire a la grande question, et qui fournirent l'oceasion au General Bixio, un ami de Garibaldi et de Cavour, de faire un appel à la concorde. Cet appei fut accueilli par Cavour qui dìt des cboses très vraies et très flatteuses pour Garibaldi, qui baibutia quelques mots de conciliation, et qui proposa à la Chambre un projet pour armer la natlon, qui fut accepté en principe par le ministère. Aujourd'hui la chambre discute un ordre du jour sur les interpellatìons d'Wer . Adieu à votre mère, frères et soeur et à vous je serre la main.
LIMMCHBH.
J'attends de vos lettres-aYec de vos nouvelles bien dótaillées. Votre devoué C. Guerrieri.
XX.
Chère Erama,
Avee quelle douleur je vous écris! Vous le savez nous avoua perdu Cavour; catte vie s'est ételnte en quelques jours. Il est raort lorsqu'on attendalt encore beaucoup de son genie et de son patriotisme. Il était l'auteur prlncipal des prosperltes italiennes. Notre étoile pàlit. Votre coeur, j'en suis sor, aura et frappé pour nous par cotte triste nouvelle. Mol, Emma, jal pleure Gomme je n'avais point encore pleure ! ! Pardonnez si je ne vous ai point enoore dlt que je suis heu-reux des bonnes nouvelles que Rodriguez m'a données de votre charmante soeur qui est en bonne vola de guériaon. J'espère que dans votre pro-ohaine lettre vous m'annoneerez que Berta vous est rendue, et avec elle la tranquilli et les bonnes joies de famille. J'ai eu bien souvent dea preoccupatlons bien tristes lorsque je vous savaia absorbóe par cotte ter-rìble maladle, qui faisait ausai le tourment de votre mère. Je vous prie