Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <111>
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de me rappeler au souvenir de Berta et a l'amitié de votre mère. Voilà l'été qui revient mais pas avec ies joies et les émotions de l'année passée lorsque vous m'embellissiez l'exiatence par votre apparition sous les arcades de Turin. Je ne veux point m'arréter ces sou venire, c'est une fleur delicate à laquelle je me garde de toucher trop souvent. Mais à part votre compagnie et son charme, je ne suis point sì anime que je retata alors. Maintenant la perte do Cavour s'appesantit sor nous, et ce qui était l'année passée orainte ou espérance est au-jourà'bui sujet d'hlstoire. Et si cette histolre est glorieuse, elle a aussi des pages bien tristes et quelque coté misérable. Le présent est pan vre d'émotions, et nous sommes dans tin moment de trève. L'agita-tion s'est calmée, c'est l'epoque des réflexions, des doutes, L'Italie s'est assise sur le bord da chemin glori eux et apre qu'olle doit parcourir La question de Rome s'approche apparemment de sa solution par l'aban-don des Francata et notre entrée dans la ville éterneile. Tout était com­bine entre Cavour et Napoléon là-dessus, et je crois que sous peu Rome aera à nous. Mais je n'y attaché point une lmportance enorme car ce n'est qu'une conséquence de notre intime alliance avec Napoléon. Mata la véritable question ce n'est pas d'aller a Rome, c'est d'y rester, et nous ne serons jamais surs d'y rester qu'apròs que Venise sera à nous, c'est à dire lorsque la pensée réactionnaire de 1815 aura succombé dans sa derni ère bataille contro l'esprit novateur de la politique des nationa-lités et du droit populaire. Cette dernière lutte n'est pas encorepro-ehaine, et en attendant : nous avons les essala les plus difficiles, les moins éciatants mais les plus utiles à faire. Nous devons affermir notre conquéte et maintènir au dehors cornine en dedans notre politique a la mème hauteur où l'avait placée M. de Cavour. Rlcasoli vient d'ètre appelé à forraer le nouveau ministèro, qui sera à peu près le mème que celai de M. de Cavour. Le choix ne pouvait ètre douteux ; Ricasoli après Cavour était l'homme qui s'est acquis le plus d'autor ite parmi nona. Anselmo vous sai uè de coeur ; nous vous souhaitons bien du bonheur. Je vous prie de m'envoyer de vos nouvelles.
Votre dévoué 0AJ,Q GQURBIHBI.
Titilli lo 10 Jiln
186). 13 Her*KlIrf<
XXI.
Todi, co 7 tfjtfltei 61. Cuòre Emma,
Je vous écrls de sulte après avoir ree.u votre bonne lettre de peur qae ma raponse ne vous cherohe en valn dans les dlvers endroits que