Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
<
1915
>
pagina
<
112
>
112
Memoriti (f ìlierè
vouz Uez visitor. ,Ie suis spus le charme de l* tntérét que vous inspiro ma patrie et que je suia tout fter et enchauté de partager avec elle. Chèro Italie, qui nous a couté bien des ehagrina, dea dotile urs profonde* et preaque déaespérantea, qui nous a un beau jour eompenaés bìen au delà de nos souffrances par son apparitiou daus le monde telle que nous osions à peine la ròver ! Ma joie a été bien grande alors, mais elle n'a pu ra'enivrer que pour quelques joura. Lea soucia, les oraintea sont nées de suite dea nécessltés de la latte. Comme Paimerston- vieni de le dire, la création d'un royaume d'Italie n'est paa aenlement un grand événement,
c'eat quelque chose de romanesque. Et nous soufimea eneore en plein romau, puiaque le déuouement se l'alt attendre, et fi eat éloi-gné de nous par des difficultés Iramenses qui se nomment Autriche et Pape. A l'in té rie ur les elemento mémes qui ont contribuì a nous sau-vert nous menacent quelquefoia de mine ; car notre sai ut dépend de l'aeoord des foroes conservatricea avec les révolutionnaires dans le but de faire l'Italie politique teile qu'elle a existé jusqu'ici dana la géo-graphie et la Uttérature. Naples est bien difficile a garder : e1 est une ver.Itable conquéte sur la réaetion et sur les traditions aéparatlates. L'unite de l'Italie n'a paa un danger plus grand que eelui-là. L'auto rié n'y est pas respectée ài elle n'est paa sevère et forte. La severità et la force sont difficlloa à déployer au noni de la liberto, il n'y avait pas un ordre do citoyons Naples qui ne fut profondément corrompa. L'Etirqpe doit de la reconnaiasance a l'Italie, car je auis prò-fondóment couvaincu que sans l'aide du restant de l'Italie, Naples n'au-ìsatt "jamais été capable de se régénérer par lui-ménie. La preuve c'est que la seule force qui s'eat dégagée dans le sauve-qui-peut general, a été celle du brigandage qui dure eneore et pour lequel le but politi-que est ehose aecondaire, tandis quo le voi en est l'inspiratton la pina efficace. La majorité dea Napolitaina qui ont vote pour Victor Emanuel et pour Garibaldi se laìaaent piller, lucendier au nom de leur ancien roi-c'est a l'armée italienne (qui ne petit paa perdre de vite l'Autriche) d'ai* ler courir dana les villagea de Naples à la chaaae des brigands. Mon ba taillon avalt recu l'ordre de partir pour les Abruzzi la semai ne passée.
Cet ordre a été révoqué, car cn espère de venir a bout du brigandage. aana y envoyer de nouveiles troupea. Le general Oialdlni a promls d'y suJBir avec lea 25 mille soldats qui sont déjà là-bas. Dans de parailles eireonsfcanees la rnort de Cavour a frappé de stupeur toua, lea amia de l'Italie; et votre coeur en a partagé les amères attelntes, Après Vi. 11 afranca je n'avaia paa éprouvé pareille douleur patrlotique. Peu a peu la condance s'est fai te de nouveau. La douleur universelle qui d'un bout a i'autre de l'Italie s'est manifeatée d'une manière ai spontanee et ai impilante, a donne à la nailon la couscionce de la preaque ti nani-