Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <114>
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114 Mtintorie v Uttwò
qu'aujourd'htii le bateau Dora ou bien Ettore Fieramo3ca aura rhonneur de nous transporter vere ces rivages un peu gàtés par les brigands dont je vous pari aia dans ma derni ère lettre. Nous ne savons pas no tre de­stinati on excepté que nous allons a Naples pour y étre aux ordres du Generai Cialdini. Je vous écrirai dès que je sauraJ Tendroit où l'on nous emploiera. Du reste les dernìères nouvelles sont meilleures, et nous n'aurons pas grand chose a faire. Je suis presse. Àdfeu avee votre mère et vos soeurs.
Dévoné
CAI (LO ;ffBiUtlEBl.
XX11I.
Chère Emma.
Votre lettre m'est arrivóe bien tard de Milan. J* ai iti avec plaisir la nouvelle des flancailies de Guglielmo auquel je vous prie de Taire agréer mes féli citati ori s et rnes souhaits. Je n'avais jamais songé a cela, et pour-tant c'est bien natii rei, et je m'en rójouis de tout mon coeur. Gè qui m'étonne un peu, c'est votre manque de prétentions pour vobs-mérae, qui se bornent a ètte heureuse de cette nouvelle compagnie sous le toit paterne!. Cela certainement m'étonne un peu moins en vous qu'en tonte autre demoiselle que je connaisse. Cependant quoique je connaisse votre genie indépendant, fier, et idéal, cette expressi on si simple et si ferme et on pourralt dire si nalve de ce que vous attendez de tout votre ave-nir, n'a pas manqué de me frapper. Je n'ai pu m'empéeher de Taire une réfiexlon, que je veux vous dire. Elle a l'air d'dtre indiscréte, mais j'espère que ma déja- vieille amitló peut me permettre une indlscrétion. Doneje me disais à moi-mème, après avoir In cette plirase si significative sur le mariage de Guglielmo, voilà cette Emma, qui ne pense pas du tout à se marier et ce qui est encore vrai, c'est que je n'ai jamais entendu dire qu'elie eùt, depuis que je la connais, une idée, TLQ projet, un acfoe-minement a un mariage. Vous me parltes quelquefois des synipathies, des inclinatìons que vous avez prouvéas. Cependant dans votre dlscours votre ame parai ssait comme une mer infinte, doucement émùe par la brise, mais sur Iaqueiie on ne volt point parafare de voile. Vous 6tes bien charmante, Emma, comme cela, mais vous m'étonnez un peu ! ! ! Voi là un entretion bien intime qui doit passer la mer et les Alpes avant de se eompléter par vos réponses plus ou moina intérleures ! ! ! Je ne sais où ma lettre vous trouvera. Le re tard de la votre m'a tout a fait dé-routé. Vos avez oublió* de me dire où vous irez après Ziirlch 1 Rodriguez