Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <115>
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di C-urto Gwrkb (fmtèMffti ilo
vous on verrà la mteiine. .Vaurais bien des ehoses k vous dire sur ma vie Uopuis qu'ello so passe rians cette partie si intéressante et si malheu-reuse 'de l'Italie. Mais je" penso qua vous aurez tu dans les journaux la plus part des événements qui se sont passés ici. Mon bataillon n'a point changé de destination ; il est toujouì's à Naples: mais depuis Ja fin de juil-let jusqu'au commencement de septembre j'ai passe presque la total ite de mon temps dans des expéditions très latiguantes contro lesbrigauds. Nous quittons la ville bien soiivent pour rester deliors et courir le pays pendant troie ou qnatre jours; on rentrait pour sortir de nouveau. Une fdl-s lors de l'expeditiou dans les inontagnes da Ma tese nous avons marche quinze jours de suite a traverà les montagnes et les bols, en sui-vant les traces des brigands, qui avaient saocagé les villages, brulé* des maisons, assassine des propriétaires plus on moins liberaux. C'était.dans le mois d'aout, - et les diale urs étaient accablantes mais j'étais encore plus aocablé par le spectacle iiiisérable du pays désolé, de l'épou-Tante universelle, et des effets horrìbles de 1* ignoranee et de la corrup-tion du peuple des campagnes. Tout ce que vous avez entendu dire de i'état arriéré de ces provinces, je peux vous le confirraer par ma propre expérience, et je dois vous ajouter que si un pareli gouvernement duralt encore, ce pays s'acheminait droit à I'état barbare. La civilisatiou di­sparai ssait a grands pas. Le brigandage n'était pas dans les bandes qui couraient cà et là, c'était tout simplement les paysans qui, prontant du désordre et de la ti midi té de la bourgeoisie, se jetaient sur les villages, sur les maisons isoiées, sur les grands chemins, sur les petits postes de noe troupes pour pillar, assassiner, et pour satisfa ire aux plus mauvais instincts d'un naturai feroce et grossier. C'ètait l'anarchie d'une peu-piade barbare. Leur dévotion pour les Bourbons n'y entrait que pour peu de cnose; c'était un prótexte qu'ils oubliaient bien vite lorsqMl y avait à piller. Presque nulle tentativo de s'emparer d' une ville quelconque pouf y rétablir le roi légitime. Lorsque nous arrivions, le brigandage rentrait sous terre, et on aurait eu de la peine à croire a son existence, si les dévastatlons n'eussent pas été là pour en témoigner. Tout le monde avait l'air de travalller, et de n'avoir jamais quitte ses occupations or­dinai ras. Gependant à peine nous étions éloignós, les pillages re coni me n-caient. Lea bandes armees n'ont jamais resiste que lorsqu'elles ne pou-vaient s'échapper. Mon bataillon par exempie n'a jamais pu avoir un combat a soutenir. Nous n'avons jamais fait feu contro les brigands, et je ne les ai vus quo deux fois sur les montagnes, qui fuyaient devant nous à un kilomòtre de distance, en s'arròtant seulement pour décharger bien inutilement leurs fuslls. Quelques détacheraents, surprls par des ban­des entières, et quelques aoldats isolés qui restale ut en arriere dans les marches, voilà les yjctinies de cette guerre pitoyable. lls ont été presque