Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <120>
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de votre amrtlé. .le no suis point tre* modeste ; je croia mème diètro pouT ma papi ausai fat. quo le commnn des bommes sebm une bien ancienne observation de vojr- chère maraan. Malgré" oela e dois me reconnattre bien au-dessous des méritea et des qualitéa, dont .le voudraia pouvoir me Yanter. Pourquoi vous dire tout cela l Pour me confessor vouSj -mia sacerdotessa. Hn fait de marques d'ami ti é je n'en connais aneline qui m'alile si bien quo ces sortes de conffissiona. Depuia no-tre séjour au lae, quatre années se sont pasaées dans lesquelies des évè-nemeuts prodigieux se sont aecomplis dans ma patrie, et qui ont agite' mon existence. Mas choveus blanchissent. Si je me sens devenir sage, je crains que ma sagesse ne soit òn hausse que parce qua niajeunesse est à la baisse. ** Lorsque je me prenda à douter, que le développement de ma sagesse je lè< dola peut-étre a cet amoindrissement de mes moyens de folle, je me sens tenta* de chasser. loin de mot ma sagesse tardi­ve, eomme je oliasse rais un remord, et de me dévouer à rester et à de-venìr un vieux fou, de peur d'une conversion enlaidie par des ealculs indignes de toute vérltable sagesse. Je suis a pei ne arrivò à me con-vaìncre quHi ne me reste pas d'autres moyenS de salutò, que je re-commenee a raisonuer d'un point de vue tout oppose, et j'arrive alors à dea projets plus riante. Je m'embellis, je me rajeunis, je me pare de tout ce. qui parafò pouvoir ótre à mon avantage niesentratneraents, mes folies j'en charge les circonstanees de ma vie, les embarras de for­tune, de famille, la polltique, et me voli a réconcilié avec moi-mème et prèt -à entreprendre mon dernier voyage. Aiors je vois, ou il me semole entrevoir, une plage amie éelairée par une douce lumière quo j'ose appeler mon étoile. Est-ce une iliusion ? Cependant avant de me décider, il faut bien que je n'oublie point de mon coté, que des embar­ras de fortune et la demière crise de la politique de mon pays sont des. obstacles qui subsistent toujoura, et deaquela il serait lidicule de ne paa tenir compte aujourd'hui à la dernière heure Voilà ce qui se passe en aioi. J'ai CÈU que l'ainitié que je vous garde depuis Ge­nève, pouvait me permettre de vous entretenir de pareils projets tfu plu-tOt d'hésitatlous tout-à-fait intimes. Je suis loin de eroire que ce qui eat en mot l'effet d' un sentiment ausai sincère que sacre, puisse tn'au-toriser à vous interrogar la-dessns. L'bomme le plus delicati est toujours grosaier en comparaison de la l'emine et si le coeur d' une femme peut ètra un S.J nctuai re, colui de l'homme ne peni ótre qu'un tem­pie. Je suis fter de ce sentimeut d'amitié dont vous ne m'avez jamais refusé les témoignages J'ai cru pouvoir votos devoiler l'état de mon coeur ; les penséea qui m'occupent et les circonstanees de ma vie. Je vous prie de eroire, que je suis bien loin de vouloir vous engager a me laisser penetrar plus loin dans votre oonAdence. En debors de