Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <121>
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toutó pensée egoiste, je ne vocis sóuhaite da food du coeur qae bonheur. DaoB tous Les cas j'aurais peut-étre agi plus prudemment :éjj gardant le silence qua vous vouliez bieu me couseiller. Le silence n'estril pas de rè­gie, torsqrvon ne peufc parler que d'hésltations et d'obstaclea ?
Je suis ici dans une campagne en Autrìehe, e'est à dire dans cette partie de la province de Mantoue, qui est restie autrichienno ou alle­manda selon les ejrigences de votre ffrande patrie vis-à-vis de ina tout petite nationaiité. ,1'y suis depuis le mois de novembre, epoque de man départ de l'Italie meridionale. J'ai. quitte le servioe à l'oocasion de quelques contrariótés, dont man frère vons aura parie: ce qui vous aura prouvé une fois de plus ma manvaise téte. J'ai l*intention de prendre part à la nou velie et j'espère dernière campagne contre l'Au-trielie. Celle-ci depuis quelques moia faft de grands preparatila, et ce ne seralt point impossfble, qu'elle voulut elle-méme engager la parti e. Je suis ici avec ma mère et une soeur qui reste è la campagne depuis 59. Mon (rete m'a dit qae Berta lui a monire le désir d'avoir mon portraff. Gomme je dèstre à mon tour d'avoir ceux des anciens habitants des Pàqnis, je Vous en envoie plusieurs des miens, afln que voas en disposiez se­lon mes tntentions. Je vous prie de serrer la main à votre olière et bfen aìniée maman, à laquelle je garde le souvenir le plus fidèle, ainsi qu'a vos frères et soeurs, J'ai vu Rodriguez a Milan. Il se porte bien et m'a fait lire une de vos lettres. Tous ceux qui vons connalssent, ou qui savent que je vous ai connue, m'ont toujours parie* de vous ou inter­rogò sur vous Je finis) ma chère Emma, car le coeur devient ba-vard, si on lui laisse trop longtonrps la parole. Je vons salue, et je vous prie de me jwger sans trop de Cavour.
Votre ami
CHARLES GKJBÌRRIKRI.
mu.
'Ri Lagnili gè JI4.
tìhère Welleda,
Je ne vous ai point répondu ancore, = mais je n'al fait que pen­sar à votre lettre tout ce temps-ci. J'y ai mis ma raellleure volonté sans réussir à penetrar les profondeurs de votre nature allemande '-=-= sans poETvoìr derriòre les voiles, dont vous couvrez votre oharmante figure, saisir l'expressloa de votre som-Ire. Vous pouvoz peut-iHre m'adres-ser le méme rep roche a mol, qui de mon coté, tout en arrivant aux der-nlères limites d'une franchise honnflte, je ne vous Ialssais point ignorar mes basitations et mes doutes. Je ne vous domande point de me dévoi-