Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <122>
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12 Marnarti; lettera
ler tout à-falt, ce qui se passe en vous; je vous remercie seulement do tout ce qne votre ami Me a d'indulgence pour mes definita, pour mes faiblesses. Vous connalsaez maintenant mes hésitations, je conmiis ce qtfìly a de vague et d'indéflnlssable dana vos sentiments. Ne tou-chona plus, si vous voulez, à cotte partie intime de nous-mème, et sans détour attendons à nous oxpliquer avec une franche liberté lorsque nous nous reverrons. Moi je suis malntenant sous I' impression de la neces­sitò, où je crois se trouve la politjque de mon pays de prendre dea al-lures fcout-à-faif, belliqueuses. Dans ma conviction il n'y apoint beaucoup rie temps a perdre, pour nous décider à engager de nouveau, devant la diploma tie et .sur les eli ani ps de bacalile, la solution de notre question natlonale. -*- G'est, je croie, le moment d'otre bardis au dehors, pota? ne point risquer de de venir la prole des partis réactionnaires et révo-lutlonnaires, qui nous agitent au dedans, et contre lesquelles nous ne pouvons plus tenir, sans avoir recours H l'exaltation patriotique d'une politique bardi e qui aboutisse a la guerre. Dans ce sena j'ai adressé aur électeurs d' un collège eloctoral de l'ancien ne province de MantOue, une adresse belliqueuae dont je vous envole une copie. l'attenda Diman­che proohain la decision, et je vous avoue, que je n'espère point de réussir. On élira probablement un candidat ministériel, ou colui du parti garibaldien et moi qui ai pretenda de teinir ce juste milieu entre l'approbation et l'opposition, je n'ai pas de ohance de réussir.1 Mais je suis tète et eoeur également convaincu et je préfère de ne point réussir dans cette lutto électorale, plutòt que de sacrifler au succès, ce que je crois ètre la vórité de la sitnation. Celle-ci selon moi est très grave, et l'Italie est dans une crise qu'on ignore peut-étre à l'étranger. Mon frère est très incerta'm, et il vort, selon sa manière d'ètre, les differente points de vue des choses, sans suivre une impulalon unique. Vollà la dlfférence de nos caractères. Moi je crois que V Italie ne peut point avoir un deuxlème Aspromonte et qu'elle doit ptutòt ri-aquer tout que de s'exposer a verser de nouveau le sang le plus pur des patriotes impatients. Moi, qui marchais contre Garibaldi il y adeux ans sans aucune hésitatioa* je donnerais malntenant mes demissions, si je ne les avaia point ancore données, pour ne point risquer de devoir choisir entre les devoirs du soldat et ceux du citoyen. ~ Voila ce qui malntenant absorbe mes pensées et mes sentimenta, mais pas au point que votre précleuse ami ti è n'y tienne catte piace à part, que je vous
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