Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
<
1915
>
pagina
<
127
>
.- M Va/ìtòì)< i uuyittri Gonzaga 127
j'avais conntì la loi autrichienne, qui avait fixó au mois do. dicembre 1865 le délaì après lequel il ótait impossible d'avoir de procès pour des prétentions féodales, je n'aurats pas certainement choisi ce moment méme pour me décider et pour vous surprendre. Je n'avais qu'à attendre quel-ques jours, et' j'aurais su à quoi tn*en tenir sur les intentions de ces ad-versaires, qui depuis 1809 ne nous a vai enti jaraais dérangós. Mais la De-stinée a de ces combiuaisons extravagantes qu'on dirait enfantées per un genie ironique. Je n'ai jamais compris comme je comprenda mainte-nant, commeut l'imagination populaire surtout à Naples ait pu ero ire qu'ìl esiste des étres prédestinés à portar le trouble dans les autres, et à exercer sur ceux qui les rencontrent une influence malfaisante. ils ivroiei.it à la jettalura : et méme dans les classes les plus instruites on rencontre à Naples des persounes, qui prennent toutes sortes de préeau,-tlons ridicules contro le mauvais sort, qui sembie attaché à la rencontre memo accidentelle de certaina ètres, qu'on désìgne avec le nom de Jet-tatorl, Ces pauvres dlables se voient partout délaissés et OD s'en garde comme on ferait avec des lépreux. Bn vérité je ne savais pas de portar sur nioi un sort pareil. Pour rien au monde je n'aurais voulu vous exposer à nion iufluence malfaisante. Depuis que j'ai appria ce qui ve-nait d'arrivar, je n'ai plus retrouyé ce Laeuen, ce Sprechen, ce Necken, doni j'avais abuse* à Franofort. J'ai passe qUelques jours ehez votre soeur Louise à Venise ; j'y ai méme rancoutrée cetfce ancienne amie à vous qua j'avais apercue fianoée, et que j'ai revue après quinze jours mariée. J'ai cause beaucoup avec Louise ; mais je n'étais pas très dispose à jouir de sa bonne amiti. C'est que rien ne pouvait nous arrivar de plus contraire aux projets que nous avions falts ensemble. C'est maintenant pour raoi mi souci très grave, beaucoup plus grandque si je n'avais que ma fortune à perdre. Et je me dis toujours que j'auraìs dù vous épargner catte peine. Je ne me serals point marie sana une fortune assurée, et qui fùt à raoi. Aujourd'hui je l'ai ancore, mais quoi-que ce soifc très difficile, il se pourrait que dans quelques années je oó l'eusse plus. Bn attendant il y a les ineertitudes, qui dureront peut-étre longtemps finfln vaila une preoccupati oh, qui est ve-nae se méler a ce que nous avions décide, et qui est contraire à cotte liberto d'esprit que nous voulions sauvegarder tont en nous laissant mener par les penoliants da coeur. Adieu, ma chère amie. Je vous écrl-rai bientòt Ecrivez moi ici.
Votre CARLO UMRIIIBRI.