Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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128
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Cliòre Emma>
Vous avez bien raison de m'écrire qo'ii fant laisser se développer tranquillenient notre affaire intérienrement et estérleurenient. Voi là quo vou3 exereez déjà votre douce iuflueuce sur moi, voi là quo vous m'ai-dez à savoir vivre. Voilà ce que vous m'avez éerit ; et.fai trouvédans ces simples parole?, qui rae viennent de vous. la plus grande dea -con-solations, dont je pouvais avoir besoin dans les cireosfcanees imprévues, qui viennent d'avoir une influence très grande sur ina vie deptìls mon retour a Florence. La première fois que j'ai Ines ces shnples paroles, elle ne m'ont polnt fait cette impression profónde et rassurante qu'el-les viennent de proda ire snr moi en les t'elisant. Cesti bien vousr doni le coeur et itf -oaraetère et. la raison se sont révélés dans cett3 ltrase, dans la quelle' je: viens de retrovenr le calme et la clairvoyance dont a besoin mon esprit, et la satisfaction et le contentement de mon <, Ainsi laissons d'un coté ce qui vient d'art-i ver, conaidérons-le comme un accident, dont il fant tenir compte pour nos! résolutions, mais n'en faison.s pas l'arbitre de noi>re: destinée que nous avons encore dians nos mains, et dont nous devons dlsposer en tonte liberté. Surtout il ne faut pas que cela prodnise une solution de continui té dans cette cimine de sentimelifcs et de pensées dont nous voulious apprécier la force, avant de renoncei' pour elle à la liberté et a l'indépendance de notro vie indi-viduelle. Àinsi je vaia vous écrlre, et j'espère que vous nV.éerirez ausai très souvent, Nous ne voulons pas nous taire sur Pargmnent du malen-contreux: procès, qui est venu se piacer entre nous deux. Je vous en dirai sa marche, ses consóquences etc. Vous me pèrmettress en méme temps de vous dire raon eoeur, ée mieux pénétrer dans le vòtre, vous permettrez tontes sortes d'explicntions sur ma manière- di'envisager la vie, et le mariage surtout, Nous nona éerirons, comme nous avons pensé de le falre, loraque rien de ce qui arriva était venu s'interpoaer et ral-ientir le courani de mes rèves.. - Oependant vous aurea sans doute compri .-J ra.es scrupules et mes hésltations devant une sUuation tonte nou-velie, et ai imprévue. En voyant de venu incerta! n ce que j'avais crn as-suré*, c'est à dire ma fortune, je ne pouvais pas envisager ce qui venait de se passar entre nous, de la infime manière dont je venais d'en jouir, et avec la méme ardeur avec laquelle je m'y étais mia, Je ne pouvais pas m'imaglner, (et je m'en repens) que vous aurlez pria, la ctoose avàee ce mélange de raison et de senti rae ut qui fait votre force, qui fait ausai votre charme ponr les autres, tout en vous falsant pent-étre souffrir