Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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130
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130 Memoriti t lettere
notre qaestion nous tous seuls, et nona voulions 8tre tont-à-fait libreB de toute pression des autres, des circostances extérieures, et marne nos senti ments da moment exeitaient en nous une sorte de déflance, qui nous a Gonseilló de nous separar, et de leur l'aite essayer Pépreuve du recttil-lement et de la distance.
Voi là- le trouble extérieur et. intérieur qui est survenu, et qui nous dérobe k nous-mèmes. Que c'est difficile de pouvoir fai re méme l'essai du bonheur dans ce monde.
Cependant en catte ocoasion j'ai ressenti l'orgueil de mon onolx, en vous retrouvaut telie que je w'osais pas esperei*, une amie digne et charmant, raisonable, et aimante. Seulement cela vous fait souffrir, moi j'y ai ajouté le silence, et cela a ujouté à vos peines. Cela est bien mal de mon coté ; mais peut-Stre c'était nécessaire au moina dans ce sens, que cela a été naturei en moi, et que dans tous les cas vous avez
appris à me connaitre sous un point de vue qui óclaire mon "Wesen. (Florence, 15. ffivrjigy
A présent, si vous voulez, nous allons reprendre notre correspon-eance. Pourrons-nous la soustraire k l'influence des circostances ? 11 faut l'essayer. Nous pourrons nous écrlre avec la sinceriti et l'abandon de l'amitlé, qui n'a rien à craiudre des circostances qui peuvent l'empSeher de se traduire et de se ehanger en une belle róalité.
Je vous écriral de uouveau sous peu.
Mou frre vous dit mille elioses amlcales,
Notre politique est très malade.
Gardez-moi votre affectlon et votre douce, tranquille sereniti d'amo.
Votre CAH.LO GuBBiiiEtti.
XXXJI1.
MGrèntm. ce. 3 nmrs lfio.
Chère Emma;
Votre correspondant, corame vous m'appeiez, est toujours sous les mónies impressione que je vous ai fait oonnaftre dans ma damiere lettre. Je vous alme comme si rien n'étalt arrivé de ce qui est survenu dans un moment si decisi f de ma vie. Seulement, je né sals pas, si vous vous Xaites une idée assez exacte de ce qui est un procès. C'est une question de drott, de juatiee qui a rapport à une sèrie de faits très longue et qnelquefois très compliquee.. Avant quo les juges puissent prononcer leur opinion là dessna il faut que ces faits et les droits qui en découlent solent examlne's sous toutos lenrs faoes par des avocata qui enerobeni natnrellement a tourner chacun les elioses au proni de laura