Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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132
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1-33 MtnttorU JJ- lettere
Je vous dcris avec ime autière franeliisa et sans puwses, car je les dotaste dans un sujet semblable. J'espère que votis ne me laisserez puint ignorer l'impression que vous aurez recue pai* toni ce que je vous ócris. il faut absolnment que j'aie rassurauco rationnelle de garder ma fortune pour que le róvo, quo nous avons fait, pulsse étre traduit par nous en une realità. Je vous tiendrai att jour de tout ce qui se passe.
Vous avez raison dans ce que vous dites de la vie de fami Ile, de aes diffteultes. Il faut, c'est vrai, une affection a toute épreuve, il faut audes-sus de eette affection, ou plutftt mèle, a cotte affection intime et ne ftu-sant qu'une seule et inéme affection avec elle, le sentiment élevé de l'eri-stence bumaine, de ses forces comme de ses défaillances, de ses hautes aspirations et de ses petite? mlsères,- il faut que le foyer domestique n'empéche point le coeur et l'intelligence de battre et de s'elever au-des-8U3 des inteVéts de l'entourage et du jour, et en mème temps qu'il empéche l'bomme et la femme de s'égarer à la poursuite d'ombres insai-sissables et crnelies pour retomber plus bas qu'ou? n'aurait voulu dans des ebemins vulgaires; il faut que le mariage solt acceptd avec re-connaissanee avec ses peines, ses doulenrs, ses joies et ses plaisirs, avec ses barmonies et. ses dissonances inévitables mais n'erigeant point de lui qu'il remplace ce 0à est nécessaire pour qu'il soit ce qu'it doit étre, une oeuvre de. raison et de coeur. Voilà póurquoi .je suis venu vous clier-eber. Je ne vous dirai pas toutes les sympatliies que vous m'avez in-splrées. Les Ignorez-vous ? Pouvez-vous douter de la profondeur de mon attachement, de la sinceriti et de la na'iveté* mème de mes sentiments pour vous ? Je saia bien qu'il me manque beaucoup de choses. Je ne sais pas moi-méme comment bien des sentiments et des penchauts eontraires peuvent coexister en mei et me l'aire un carattere rem pi i de eontradic-tions. Je sais que vous m'avez inspirò le senti ment le plus spontane" et l'affection la plus réfldchie que j'ai ressentie. Eerivez-moi. Anselmo vous salue.
Votre CABLO GUBRRIHRI.
Olière Emma.
SI je ne vous eeris pas tròs souveut, c'est parco que je ne sals mai heureusement presi uè rien fai re saus spontaneità;, - par réflexion. Les facultés de mon esprit comma ce 1 les de mon àme ont des rossorte qui tròs souvent n'agissent pas. BHes sont oomme engourdles. La né-cesslté Inexorabie, 1* Inspiratici, le soufflé du senti ment doivent enfiar