Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <133>
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raes voiles pour que je puisso dégager mcS forees de eette léthargie qui s'empare de inai -pirop souvent héìas, ma chère Emma, tot mon ólan, ma spontaneità ont èie paralyses par les nouvellesquej'ai troùvóes en ?<mr tnant elvez moi. - .l'ai recommencé" à douter, k me faire mille objectlons, dont mon prol'oud attaehement, ma sympathie pour vous, dont mes sen-timents n'onfc pas àie atteints, mais qui ont arrètè* tout eom't mes projets; et avec mes projets ils ont òté a ma correspondance avec vous ce charme, auquel je me laissais aller en voyage, lorsque .je voyais devant moi dais SOM pur orciai cette vie domestique, cette famille à venir, dans la-quelle j'vata révé de pouvoir réunir avec vous les souvenirs, le con-tentement du prósent ot les sérteusea espérances, dont vous étiez pour moi l'image chérie et le préoienx gage. Tout cela s'est embrouillé, s'eat obscurci. Je n'ai pas vouiu faire du sentiment avec vous, tan-dis que j'étais en réalitó rempli ile tracasseries. J'ai méme craint de vous faire souffrii4 davantage en parlant avec vous le langage du.coeur, qui ne peut que Taire ressortir davantage ce que le cheinin de la rea-lite" et de la raison peut avoir d'aride et de désolé* Pardonnez-moi, ma chère Emma* Écrivez-moi, si vous voulez, à Luzzara (province de Reggio d'Emilia). A peine je verrai olair dans cette affaire, vous le saurez. Je vous dirai : reprenons ou laìssons nos projets. Mon frère vous sai uè.
Votre ami véritable CARLI GU ERRI UHI.
XXXV?
24 ni ars 180A Munto'.
Chère Emma.
Je suis impatient de savoir a quoi m'en tenir sur ces miséi'abtes inté-.réta terrestres dont i) faut absolument tenir compte dans le mariage. Je ne puis sóparer mon coeur de ma raison en cette clrconstance car je n'ai jamais eoncu d'étre dé'raisonnable et en méme temps hereux par le mariage. C'esf. cotte opinion qui me le fait regarder oomme une institution quia le doublé caractftre des clioses durables dans l'humanité, c'est è dire: de satlsfaire anx voeux de la nature et en méme temps anx sentimenta comme à la raison de rtiomme dans la socfété, qui ne peut progresser et se perfectionner qn'en gardant cette institution qui se prète a tous les progròs dans la elvilisation et dans les moeurs. Chère .Emma: c'est bien nature! que vouz n'aperceviez pas exactement la vie par les mé-mes cOtés que moi car notre idée de la vie dépend en grand partle de celle qui nous est oc Ime en naissant et que nous avons vécue. Or