Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <135>
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aV-st pas une assemblée à laquelle on ne pulsse rien reprocher. Il est nrgent de niettre ordre dans uos financea par de nouveaux impots, par un emprunt national qui a ni? a des resultate plus sérieux que ceux dn Consorzio nazionale. Lo mlnistère acfcuel est un muiisfcère mediocre, eù il n'y a que M. Lamarmora qui ne soit pas mediocre. li est au-des-sus de la moyenne des hommes d'état par un usàemblage extraordlnaire de qualités ordlnaires. On avait pousaé les óconomies sur Parraée un peu trop loln et jamais uous n'avions èie si peu preparés a la guerre que dans ees derniers temps. Est-ce imprévóyanee, ruse diplomati? qne hasard?.J Àprésent on a comblé* les vides, ou au moras on est en traiu de les combler. Mais nous sommes ancore très loin d'avoir falt des preparatila de guerre. Je crois que l'Autriche en a fait plus que nous, ce qui ne veut pas dire grand chose. On a envoyé* heau-coup de matériel de la Vèneti e en Bohème. Mon frère m'écrit de Flo­rence quMl croit à la guerre, et que le monde officio! paratt y croire. Dn reste en cas de guerre il n'y aurait pas deux ìtaliens d'opinion diflfr-rente sauf ceux qui voudralent le retour des princes etc.
Je me reproche malntenant d'avoir exagéré en longueur ma réponse à YOS questiono politi ques ; mais ces questiona, si elles ne touch e ni. pas e.xactement den Mittelpunkt des Wesens pour nous. ne toachent pus bien loin de là.
Vous trouvez un manque à tonte parole humaine. Dans l'expres-sion des sentiments, des sensattons et des pensée* fugitives et indéfinies, en general pour tout ce qui est très individuai en chacun de nous, c'est naturel que les mots, le langage (qui est par son essence gónérali-sateur, et qui tend à preci ser et a lira iter) ne soit pas suffisant ni pour vous ni pour personne au monde. Le rhythme dans la poesie, la mnslque, les beaux arte et hors de ces domaines dans la vie ordinaire les re-gardsr les gestes, le jeu des physionomies, tout ce qui est signe et ma-oifestation de notre vie remplacent ce qui manque au langage, ou ce que nous ne savons pas y trovuvèr; e Est-ce par oxemple tout votre coeur qne vena mettez daus vos lettres ? Non sans doute. Moi je préfére-rais certainement pouvofr ajouter a- ce que vous éoris bien sincèrement et avee le coeur, l'expression, qui ne trouve pas moyen de se MÌVQ mot. - Onere Emma vous étes vérltablement une nature qui Gherone et ai me les profonderne : mais vos profondeors ne sont pas sans lumière ni sans clmleur. Je regrette beauooup die Entfernung, et cortes vous serlez a Venise bien antrement vistole que vous ne l'Atto Francfort si loin et dans mas incerti feudes qui durent malbeurensement en-coi'Q. Je me piala beauooup ioi dans cette campagne et dans cotte solitude. Je me promano beauooup, et Je savoure la plaislr du oliez--moi. J'ai bien des souvenir tristes et agréables avec moi et des gens