Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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137
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dì Curio Gmmtori Gonzaga 137
Ja vous óaris de notre campagne qui 8'appeile Palidano et qui n'a nn grand charme que pò or moi qui y rattaché les souvenirs de mou enfanee et caux des differentes ipoqnes de ma vie car au milieu de tant disi changeÉients e'èat cet endroit, c'est à cette maison et à cg jardin que je snis tonjours revenu avec te coeur aomme au séjour habituel de ma lami Ile. C'est ici que notre bonne mère a passe* bien des saisons. et c'est ici quelle vient de nous quitter. C'est tout à-fait dansJa plai-ne, et les Apennins d'un coté et les Alpes de L'antro coté ne font que paraftre sur l'horizon le plus lointàin, lorsque le ciel a tonte safgjàn-sparenee. Oes jourslà ces montagnes élofgnées paraissent semblables à des nuages. Ce sont dea campagnes fertiies, très ricties en végó-tation, mais aaxquelles l'art nonrricier des hommes a donine nn aspaet de pégularite', et d'ordonnance qui n'est pas très pittoresque et pas ie moins da monde romantique. - Le sol a ét découpó en formes géomé-trtques selon les besoins de la culture et le partage des propriótés dont les limites aparaissent très distinctement traoóes; car ìsìn general on a en soin d'y planter et d'y iaisser croìtre une ceinture d'arbres, des peupliors par exemple. Ce sont les seuls arbres qu'on laisse se dé-velop-per, - car chaque propriétaire ne pense qu'à l'ombrage que ces arbres--là canseront aux champs de son volsin, tandls qu'au milieu des pro-priétés on coupé régulièrement les arbres à une certaine hauteur, pour qu'il puissent servir d'yppul anX vignes, sans ombrager les blés qtfenì cattive et qu'on récolte dans les espaces laissés lihres eutre les rangées régnllères dTarbres couronnós et enlacés par les mille branohes de la vigne. Ainsi dans ce pays le sol n'a pas plus d'accidents que la ftnl* tare n'a de varMté,: mais le ciel est beau, les hlvers courts, le pen pie assez bien nonm et iogé, de l'ignorance mais dn bon sena, de l'activité et de bons sentimenti: parto ut des rontes excellentes. f'est un séjour paisible : mais qui peut exalter uos facultós en ra ison mème de sa monotonie. * Kn effet j'jii resechi qne les Hongrols et les Arabes qui habitent des plaines bien plus monotones, ont les sentiments très ar-dents et l*hnaglnatton très vive, = Je crois que la nature agit sur nous a rissi bien direetement, que par les oontraates qu'elle présente è. nos yeux. Ce qui devralt apparemment nous apaiser et uons enfermer dans des bornes étroitea,. *- ne Falt que nous exciter quelquefois davantage et nous pousser par rcaction dans les champs sana bornes du santiment et de rirnaglnation. Et si vous avie? des objeetlons à me faiie, et si vous étiez en traili de voos moquer de mes observntions, jje vous averti quo j'al pour moi l'autorité d'un grand noni, oelul de, Vip gite, qui est né dans ce pays si peu poéttque en apparenoe, mais dont la vòlx enchanteresse et I'imaginatlon pulssante n'a pus eu d'égale chea les roma ina. Je vous earis tandls que les cloehes de 1-églÌse de la paroisse