Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
<
1915
>
pagina
<
142
>
s
1A2 Memorie e ~kt (<>/
Risposta di Emma Hohmenww
Mia XXXYIIT fóflfew ti CT. Guerrièri.
l!Wctni!t fi. SLi Ti 68.
Tous oes jours je ne fais que penser a vous, cher Carlo, et je vous euvie de vous tronver au milieu da mouvemeut natioaul, qui absorbe vos pensées et vous fait attendre sans impatienee les événements à venir. Je savais que vous prendriez part à la guerre, et ponrtant depuis que vous me l'avez dtt vous-mme, depuìs que vous parie* de notre avenir commini Gomme d'une obose certaiue, depuis ce moment je ne fais que "penser au danger que vous courrez, - - a la possibilità que vous me soyez ravi pour toujours! Je ne me déaespere pas a cette pensée, je sais Meme que je serais digne de vous en supportane cette destinée avee une force héroique, mais ce qui me rend profondément triste, c'est l'idée de ne plus vous voir avant, de ne sentir encore une foia dans la re1 alitò' tout ce que votre afìeetion a de charme, de bouheur pour moli Mon coeur se ré volte à cette idée et il me semole que je dois passer plalnes et montagnes pour venir à vous, vous voir, vous parler, vous tómolgner toute ma sympathie pour le patriotisme qui vous enfiammo, dusse-t-tl coftter mon bonheur! Dites-moi, cher Carlo, s* il n'y aurait aucune possibili té que je puisse vous voir, dites-moi si vous me trouvez exal-tée avec ce désir, Wl n'est pas dans les bornes de la raison ? Pòtìfc-riez-vous vous obsenter pour quelques jours, venir peut-ètre a Genève ou l'endroit que vous destinerei? Henri pourrait: ntfaceorapagner, c'est lui mfime qui m'a suggéré l'idée de vous donner un rendez-vous quelque part. Mei j'aimerais le mieux 8tre en Italie; sì òns efeiez blessé, je voudrais vous soigner, l'idée destre loin de vous en pareti cas, m'est détestabie et je ne saurais m'y soumettre qu'aveo une souffrance estreme dans l'amai Mais.avant tout je voudmtis -sa-voii:, 0(rlo, si vous ètes dispose a me voir avant là guerre, sàus cela je ne le voudrais pas, en eas de raalheur ne seraft-ce pas une douee consolati on d*àJvoir le souvenir récent d'une chère renoontre, pour moi ce seralt une jote grande, saorée. Paites ee que vous jagerez le raieux, ne le faìfces pas te eause de moi, si pour vons c'est un sacrifico! dites-moi bientot ce que vous en pènsez!