Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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143
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di Carlo (tibwrhpi (ionzuffà. 148
Gè matin nous avons eu la triste noti velie, qu'un jeune homme de notre connaissance a falt une tentative manquée de tuer Blsmark. (Test le frère de Mathilde, mon amie'" qui demeure à Londres de laquelle je yous ai parie. Quelle triste chose, tua jeune homme de 22 ans qui était brave, bon et doué, qui vieni faire quelque chose de si exalté, de sì inutile, et pourtant sMl arati rénssi, il auralt été applaudi par l'Ailema-gne entiòre. Quelle douleur pour sa soeurt sa pauvre mèra; M.r Karl Blind est son beau-père de meme que de Mathilde. Il est vena de Funi-versité oò 11 étndiait, sa famille ne l'a pas vu de piusleurs années: cela m'a profondément ébranIÓe, j'aurais voulu qu'll ineure pour une bon ne cause! Pauvre, pauvre Allemagne! Dltes-moi comblen de temps peut se passer encore avant le commencement de la guerre; il me semble rOver d'ètre lei tandis que mon ame est avec votisi
XL
Como. 20' mai-.
Onere Emma,
Voile, deus jeurs que je suis ici et qui pourtant sont passes sans que ,ìf" yotìs écrive. Jugez par là de l'eia t de confusion dans lequel j'ai tre uve toni, ce pays, c'est à-dire cette ville ou il y a maintenant 10 mille vo-lontalres qui arrivés des différentes vlUes de l'Italie errent lei sans unil'ormes, sans nulle espèce d'organisation : où fln'y a pas encore d'of-ficiers en nomare suffisant pour y mettre de i'ordre. On manque de ce qui serait le plus nécessaire, d'habillements. Enfin e'est la plus désa-gréable des corvées patriotiques qy'on puisse s'imposer, dans ma manière d'ètre.
Je vous tiendral aù jour de ce qui se passera icl. En attendami je voQB assure que personne en Italie ne s'attendait à un .mouvement pò-pulaire de cette force et si universel. Si la oonfusion dans laquelle 11 est très pénible de vivre uè nTftfcait pas une partie du plaislr ce serait un plaisir sans mélange celai de goftter pour ainsi dire le dévoue-raont dont L'alti preuve cette jeunesse, dans laquelle se trouvent mélées toutes les classes sociales, mais parrai laquelle les jeunes gens bien èie)* vés et (V une condì tion alaéa iM 2s plus norabreux. iies enfants de Scialoju et de Mfnghetfci sont lei enròlés comme simples soldats. d'est una foule barlolée de jeunes gens qui parcourent les rues en Chantal ite et qui dorment la nuit dans des couventa, dans des établissements qu'on a videa exprès et qu'y couchent sur la palile.
Le désordre n'est pus si grand quMl pourrait éfcre =* e'est que toni le monde obéit a des sentiments élevés, qui pour un eertain tanipa peti-veii t eoo teiìir les mauvises passiona, Mais je vous répète qua j'ai