Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
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1915
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145
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di Catto wri'ieri Oottsuga 145
cider par la raison, et la sagesse. Ma soeur a èie cbarmée de ce qua vous lai avez ócrlt et je croia qu'elle vous alme beaucoup. Je ne pensa pas a cbanger car 11 ne l'aut pas fatiguer sa propre destiate.
Garibaldi est toujours à Caprera le lac de Come tous les soirs est peuplé par des centainos de barques remplies de garibaldiens qai cbantent des cbansons de guerre. Je vous donnerai de nos nouvellea à peìne nous saurons quelque chose de nouveau sor notre prochain avenlr.
Je vous dls adieu, j'attends de vos nouvelles. Ecri vez à rnon nom I*1* Reg.1 Volontalres Como. Bien des cboses à tout le monde chez voua,
Votre CABLO GUERRIERI. XUI.
Come, ce 15 jilln 1806.
Cbère Emma,
Votre chère dernière lettre que je viens de i*ecevoir me fait parta-ger tous VOB sentiments: je voudrais pouvoir vous ópargner la plus in-Bignifiante des peines, mais au contraire les circonstances font que je saia pour vous une cause d'inquiétudes et de peines continuelles. J'en res-sens moi méme tonte l'amortume - je vous prie seulement de ne pas vous peiner par des effrois exagóres. .le crois que vous devez avoir recu une lettre de moi pen après m'avoir expódióe la vdtre. lei le plus fort du tra vali de la formation du régiment est passe et si nous étions tous armós et compiètement habiilés selon les preseriptions nous pourrions entrer en campagne. Je suis encore très occupò par une mul-titude de détails très peu poétiques mais ce n'est plus le mème tourbillon des premiers jours. Je vous écrirai blen certainement au moins une fois par semalne et en cas de circonstances extraordinaires je vous télégrapbieral. L'arrlvóe de Garibaldi parmi nous est un óvénement auquel voua avez prie un grand intérét. En y songeant cela m'a paru accrottre le plaisir que j'éprouvaia en revoyant le hóros populaìre de l'Italie, qui ne Ini fait pas du tort. Vous savez que je ne suis pas un garlbaldien forcone mais la grandeur et la beante morale de Thomme qui est de-venu si populaìre et sì puissant chez nous, démontre jusqu'à l'évidence que notre nation a en elle mème les qualités qu'elle admire et qu'elle aime tant dans son Idole. Cette pensée me fait do bien et je me sens par elle tout-à-fait recondite aree les plus fougueux admiratenrs de notre general. Je ne puis vous ddcrire lés transports par lesquels il a été recu à Genes, à Milau, et lei. Tout le monde counaft d'autres ovattons italiennes beaucoup moins justiflóes que eelles-cl. La no-blesse et le bon sens de sa conduite dans les circonstances actuelles après, Aspromonte l'ont grandi dans Vestirne de tout le monde. 11 nous a rendu