Rassegna storica del Risorgimento

HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno <1915>   pagina <146>
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un service très grand et il a bien poirrvu a sa renommée dans l'avenir et en mème temps aux intéréts de son parti politique. Mon rógimeni l'a recu à la gare du ehemin de fer après quoi tous les oiHciers la ònt été présentés chez Ini. Il nous a raeu accoudó à la chemlnóe. Il a toujours son petit cbapeau rond, qui deviendra chez nos ueveux aussJ lógendalre que celui du grand Napotéon. Je l'ai trouvé vieilli mais ennobli par Page qui a ajouté a l'expression de son visage quelque chose de solennel que je ne lui connaissais pas. Il est bien portant quoi-que son pi ed le lasse parfois souffrir et l'empio he de se tenir longtemps à cheval. 11 était hablllé cornine d'habitude avec son punch. C'est une tournure de general comme il u'y en a pas encore eue dans l'histolre. Son regard et sa voix sont doux et d'une bienveillance sìngulière ses mains petites et très belles. Il y a en lui du llon et de la forame c'est étrange. Il nous a dit tout simplement qu'il ne doute pas que nous fe-ronsce que les autres volontaires ont fait avant nous c'est à~dire que nous gagnerons, que nous vaincrons. Ha ajouté aree une noble tristesse qu'il était content de pouvoir consacrer au pays ce qui lui re­ste de vie avec nous qui lui avons consacro" les nòtres. Nos volon­taires mélange très pittoresque et très poótique d'hommes, d'àge, de conditions, d'habitudes, de convictions et méme de tournures très diffé-rentes, luì ont naturailement più xetrémement: etje comprenda comme son àme doit avoir frissonné de plaisir lorsque il a vu cette cheraise rouge. qui était autre fois une simpie fantaisie à lui, étre raaintenant de-venue le costume préféré de la jeunesse italienne toute entière. Nous igno-rons compiètement ce qui va arriver de nous. La guerre me parait très proche. Nous serons au moina trente mille volontaires sous les ordres de Garibaldi, qur aura pour son lieutenant le general Pallavicini dont il a été le prisonnier à Aspromonte. Notre cher Guglielmo doit avouer que nous ne savons pas mal faire nos affaires sans oublier l'art et la poe­sie. Quant aux dangers ila sont à peu près les raSmes partout à la guerre à l'avant garde comme k Tarrière garde ou au centrò chez les volontaires comme chez l'armée. Je crois que les différentes chances se balancent mutuellement c'est une loterie à primes c'est le sort aveugle qui gouverno et qui décide de nos existences. Ses caprices et ses faveurs ont un éclat plus grand à la guerre que partout ailleurs, mais au fond pourriez vous Imaglner d'aecidents plus iusigniflants dans l'ordre universel que ceux par les quels les générations humaines parais-sent et disparaissent de la terre ? Ayez dono du eourage : ainusez vous, pensez que dans les caraps de tout temps la gaieté et l'insouoiance ont été très naturels. La pensée de la mort qui partout ailleurs est sans consolatlons, ici se trouve raélèe à. tant d'autres pensées, a tant de no-bles illusfons que de tout temps la joìe a été le partage du soldat. Pen-