Rassegna storica del Risorgimento
HOHENEMSER EMMA ; HOHENEMSER SOFIA
anno
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1915
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pagina
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149
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M Oarlo GlWfiorl Gmzatja 140
on doit obéir et Fon sait à peu prèa ce qui va arriver lorsqua vous avez dos ordrea a donnei*. Mais ioi aveo le8 volontaires de Garibaldi c'est F inconnu d'une orgunisation ini par fa ite en tonte chose noi vous tient continueliement en baleine. Je vous avoue, ma e bére Emma, que j'ai pensé bien aouvent à vous, que jfai vóou avec la pensée et le coeur bien dea heures auprès-de vous mais que l'idée de voua éerire je Fai toujours abandonnée apròs Favoir eoe plusieurs foia. Mes lettres da reste vous seraient arrlvées très en retard et elles n'auralent pas su vous òter F incertitude de ce qni se pasaait dans Fintervalle sur ces af-freuses montagnea du Tyrol. J'étais a la tfite d'une dea premières colonnes qui ont franchi le territoire italien pour entrar en Tyrol. Ces montagnea avec leur parure solennelle d'arbrea magni tìques, avec les chùtes d'eau qu'on rencontre a tout moment, avec leur aspect rade, triste, grandiose, et attaéhant en mème temps, me faisaieut une impres-sion très grande qui me rapprocliait en pensée de vous. qui aimez tant les beautés naturelles et les émotions poétiques qu'elles vous donnent. J'ai dù laisser mon cheval dans la vallèe du Chiese une très belle vallèe semée de villages, où la propreté et un eertaln confort simple et casa-nier annoncent un pays tout proebe de la frontière allemande. J'ai dù y laisser auasi tout ce que j'avals pria avec moi d'effets d'hablllement. Le premier moment j'ai hésité car je croyais de n'avoir point des forces suffisantes pour pouvoir marcher des jours entiers dans la montagne, et pour pouvoir vaincre la fatigue d'un campement perpétuel à la belle étoìle, avec les pluies très frequente dans la montagne et dans la région des neiges que nous devions sans doute atteindre, comme nous avons fait après quelques jours passéa à moitlé chemin entre la vallèe et les sommets les plus hauts des Alpes. Une foia engagé, je m'y suis dévoué, et je m'en suis tire très bien à ma grande snrprise. Les volontaires eux mémes m'ont avoué plus tard qu'ils croyaient que je n'aurais pas pu. faire ce qu' ila m'ont vu faire après. C'est la responsabili té et le point d'honneur qui doublent les forces. J'ai souffert beaucoup de Finnomnle que me causaient les soucis que j'avais mais cotte surexci-taiàon nerveuse doit m'avolr donne dea forces. Je crois que si j'avais óté simple soldat sans autre souci que celai de marcher et de me battre à Foccasion, je serata reste à moitié ciiemin. En y songeant je ne pouvais qu'admirer ces braves volontaires dout quelques uns étaient très peu ro-bustes, très peu habitues aux fatigues, sans auenne expérlence de la guerre, sans autre babillement que leur chemise rouge et une petite eouverture en laine. On est reste plusieurs jours sans recevoir quoique ce soit pour manger. On tuait dea vaches et on buvait du lait dans les plus hauts pùtarages. Dans les rencontres que nous avons eù le 16, et le 21 du mola avec les chasaeura tyrollena, plusieurs de ces jeunea gens à. bout de