Rassegna storica del Risorgimento
TAPARELLI LUIGI
anno
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1927
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pagina
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383
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Lettere inedite del P. L. Taparelli D'Azeglio 33
pour votre botine et affectueuse lettre que j'àì recuc avec une douce surprise et une bien vive reconnaissance. f étais loin d'espérer qu'au millieu des occupations de votre réinstallation vous auriez trouvé un instant pour causer avec la pauvre Louise! le ne dt's pas pour penser à elle, car j'ai la ferme confiance qu' à l'heure de vos prières vous ne m'oubliez pas! Mon cher frère, après votre départ de Montecatini (i) j' ai été bien des fois sur le point de vous ferire pour vous répéter coni bien j'avais été sensible à la bonté que vous avez eue de venir me faire cette chère visite qui me laisse un si doux souvenir. Combien
de fois nous avons parie de vous avec nos bons Villamarina et regretté que vous habitiez si loin de nous! Vous avez raison mon cher frère ces Villa-Marina sont des angesj je viens de passer deux mois avec eux dans une campagne que nous avions prise en loyer ensembles, et je vous assure que ceux deux mois de paix, de repos, de vie de fa-mille, m'ont fait du bien phisiquement et moralement. J'avais deja passe deux autres mois avec eux ce printems (jz), dans des moments d'agitation bien cruèlle et leur bornie amitié iri'a bien soutenue et consolée. Forcément eloignée de tous les miens, delaissée et abandonnée par celui en qui j'avais esperé trouver appui et protection, par celui, que j'ai si profondément, si uniquement ai me (3), que serois-je devenue avec ma pauvre Rina sans le douces consolation que j'ai trouvé dans mes neveux Villamarina et Giorgini? (4) J'ai bien reconnu en cela la
divine miséricorde de Dieu et lui en ai rendu graces du fond de mon ame! Maintenant Salvator et Catherine ont du retourner à leur rési-
(j ) II Padre Taparelli si recò a Montecatini per ritrovarvi la cognata Luisa D'Azeglio (cfr. sul riguardo la lettera del Gesuita a Massimo del 26 giugno 1849, in E. Di CAULO, Un carteggio inedito del P. L. Taparelli D'Azeglio coi fratelli Màssimo e Roberto. An. Ed. Romana, 1926, p. 52).
(2) Nella villa a Montui presso Firenze (v. Memorie di famiglia dal 184-7 al 18Q2 scritte da Vittoria Giorgini Manzoni, in: Manzoni intimo, voi. I a cura di M. Scherillo, Milano, 1923, p. 103).
(4) M. D'Azeglio, del quale la Luisa fu sempre innamoratissima, quantunque pei noti dissapori dal 1843 in poi ne sia vissuta separata. Vittoria Giorgini Manzoni nello scritto citato scrive della Luisa: innamorata poi sempre ed unicamente di Massimo (op. cit., p. TI*).
(4) G> B. Giorgini e Vittoria Manzoni, sposi dal settembre 1846. Vittoria Manzoni era figlia della prima moglie di A. Manzoni, Enrichetta Blondel. G. B. Giorgini era professore all'Università di Pisa. I Giorgini erano nipoti della Luisa, avendo questa sposato in prime nozze Enrico Blondel, fratello della madre di Vittoria Manzoni.