Rassegna storica del Risorgimento
TAPARELLI LUIGI
anno
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1927
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pagina
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385
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Lettere inedite del P. Taparelli D'Azeglio 385
savez. Oh ! que ai regretté d'avoir passe" ces dix jours k Flor.ce sana vous y attraperl car c'est précisémet pour vous que j'étais venu, au moins prineipalement. Jh seul jòur à Montecatini, c'à été bSén peu; et encore toujours avee témoins I
Enfio, c'est la volonté" de Dieu, il faut s'y sóumettfe, et attendre une rneìlleure occasioni qui n'arriverà pourtant pas sitòl* si ce n'est pas vous qui veniez me surprende à Palerme: car me voilà désormais replongé daus mon tourbillon de classes, de sermons, de confessions ecc... qui me lalssent à peine le loisir de me rappeler que je suis au monde. Que je m'estimerajs heureux de vous y revoir! Nous cause-rions alors tout à notre aise sur les désagremens dont vous me jetez un petit mot, qui m'a. bien pénétré le coeur. Hélas, ma chere Louise, vous pouvez bien imaginer quelle pàft j'y prends comme frère, come catholique, comme prétre. Au moins puis-je vous assurer que tout les membres de la famille sentent vivement vous pétnes, et voudraient les soulager par les témoignages de la plus tendere afFection. Et la pauvre Rina, comment va-t-elle? Dites-lui bien des choses de ma part.
J'allais envoyer cette lettre, lorsq'une Dame d'une'haute piété m'a adressé la requéte ci-jointe: je ne saurais à qui m'adresser mieux qu'à vous pour y satisfaire. Je n' y ayoute mot, pour ne pas grossir ma lettre: le mémoire est d'ailleurs bien claire. Vous devez connàitre parfaitement les établissemens de Florence; ainsi j'ose vous intéresser à l'affaire, dans la quelle Un boa cboix serait un véritable service ren-du à la malheureuse Sicile, où l'on n'est pas très-avancé en matière d'éducation, Vous pourriez peut-étre m'objecter qu' il y est requis une qualité sur la quelle vous n'étes point competente: mais je vous avoue que mème pour celle-là je compte sur vous plus que sur beaucoup de soi-disant catholiques : vous avez-làau reste vos deux excéllentes amies la Villamarina et la Rimediottì qui pourraint suppléer au cas échéant.
Je viens d'ecrire à la première pour une autre affaire : veuillez bien me rappeler au bon souvenir de la seconde: mon estime et mon af-fection pour elle datent de bien loin.
Adieu, ma chère soeur, le Consul ne veut pas de grosses dépeches, ainsij sans fa9on, demi-feuille, et peu de mots; il ne m'en reste que pour vous répeter que je suis avec la plus tendre amitié.
tout a vous L. TAPARELLI S. I.
Palermo 23 decembre 1849,