Rassegna storica del Risorgimento
PUCCIONI PIERO
anno
<
1929
>
pagina
<
217
>
'imM'topèrqjneyM miitHf wMa mrrhpondmiza di /*m> PnwUtuti zìi
Mais ce qui cause xw gowveiineitìOJit Ics plus sérfemae" embarras, e'est l'attitude des liberaux rewstitutionnela; ;C*e iswrl. qui compreud en Toscane la plus grande portiop de la classe bourgeoise, est venyésenté a Florence par M. Salvagnoli, avocai eminenti liberal le tous les teraps, ministre CJT 1S48, lorsque le grand-due eut oetroyé" une constltutlon, dépassé bientót par les cH-énemens, et fcrés prouoncé, par la nature de son esprit autant que par* son passe, eontre tonte sit uni ioti estreme. On pouvait espèref, au moyen de tpieUiues promesses. dèsintéresser ces modérés et donner le change à "Popi nion l*e ministre de l'ìntérleur imagiua donc de provoquer une manifesta' tibn qui serale* venne sotis les f etici res du palais l'itti demander à grand* crisi le rétnpUsseraent du statuì que Léopold a déchire. Mais les temps sont ebangés. Une itioclamation la inain taf, aussitòt distribuée dans Florence' par les constitutionnels eux-méines ponr prevenir la populatìon conile cette tentati ve- désespérée. On y rappeiait qn'il s'agissait désormais de toute antre ebose, e'esfc-Miire de .tfexpulsion de l'Autriclie tlu territoire Italieu et 'd'un eompte ;jérieux à deraander k eeux qui l'y avaient appelée. La proclamation se terminai!: par ce cri: Vive Victor-Emmanuel! vive V'ita Ile! Inutile d'aflouter (iue la niaidfestation avorta.
Le T niars, corame commeu taire et eomme résumé de ces fails. parais-sait la brochure de M.., S*alvagnoli, qui est un ,èv>euient pour la Toscane. Elle a pour titre De findépendance de l'Italie. Elle comnience par ces mots: L'Italia c'è! {H y a une Italie!) Et. e'est a cette hauteur de point de vue, au nom de la patrie italienne, dont la Toscane n' est qu' une province, que la question est posée et traitée avec la fermeté, la netteté et Félé-vation qu'on devait attendre d'un esprit aùssi grave que celui de M. Salva-' gno'd. Que devlent la Toscane dans tout cela? Pantera: ne le dit pas; mais son sllence raème est éloquent. Il conclut à l'insuflisance de la diplomatie et à la necessitò de la guerre. Une beure après l'apparltion de la brochure, l'edition toute entfère avait été enlevée de chea le libraire Le Mounier.
G*est au milieu de ces préoccupatlons que s'est termine le carnaval. Au dernier bai du théatre de la Pergola, des mains Invisibles ont inondé la salie de buMetius imprimé qui contenniem un vérltable requisì* toire contri l'Autricbe. Obaque grlef de l'Italie y était rappelé, et à ebaque question posée, la réponse invariabile était: Austria, Austiiu., sempre Austria! Qui tenterait d* empécher la guerre on qui hésiterait, continuait-on, serait mine moralement, ear, dans les momeni.s suprGmcs d'une nation qui n'est pas avec elle, est contee eilel Ohi noti iettici lei è contro di UHI ha gendarmerie a vai-moment cherché à mettre la main sur cet énergique manifeste-::* 'il esti au. coeur- de Itous les Italiens.
Pour extrait : A. Musson.