Rassegna storica del Risorgimento

RADICATI DI MARMORITO AUGUSTO ; GUERRA 1848-1849
anno <1915>   pagina <521>
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Lettore di un ufficiale pi (montone dal oampo 52 I
d'oeuil de la grande rue aeuve pendant notre passage! Chaque fenétre, ehaque balcon était rempli de femraes en grande toilette nons envoyant des baisers, des bouquets, des couronnes, des cocardes, des rubans, faisant voltlger sur nos tètes laure écharpes. C'était un delire anprès du quel nos fètes politiques de Turin sont neige et giace. Nous avons défilé de-vant le Rei sur la place du chateau ; nous d'abord, et pala deux ou troia batteries, ensuite la Brigade de Savoie, celle de Pi emoni, Qénes et Sa­voie Gavalerie et je ne sais qui autres encore. Enfin à sept heures la troupe a pu étre casermée.1 Pai eu un assez raauvais taudis chez des pe-tites gens non loin de la caserme et ma pauvre Nina2 est a une demie lieue de mon habitation.
J'étais au moment de tomber dMnanition et de fatigne car j'etais jeun depuis 25 heures, ayant eu la migrarne tres forte toute la journée et à che vai depuis mlnuit, ce qui falt encore 19 heures de che vai, ce qui n'est pas encore trop mal pour quelqu'un qui n'en a guère r habi-tude, aussi je ne suis littéralement rompo. Je me suis mis a errer dans les rues vers hult heures pour chercher à manger et voilà un nonne te garde national qui ni'accoste et me dit : Monsieur le Major, voulez vous dinar ? Vos camarades vous attendent . Je le suis comme un sauveur. Il me conduit dans un magniflque palaia, qu'on me dit étre le collège Ghislieri et là dans une grande salle au rez de-chaussée je vois avec une indicible joie une trentaine de nos offlciera attablés et servis par des Messienrs et des Abbés qui etaient les superieurs du collège. On me faìt grande fète et je puis Taire un bon re pas. A neuf heures j'etais dans mon lit bien dur, mais qui m'a paru un lit de plumes. Aujourd*hui nous restons ici. Domain on dit a Lodi, que les Autrichiens viennent de quitter. Hier on donnait la non velie que la Relne a battìi un corp ennemi et enlevé un canon. C'est à Crema qu'aurait eu lieu la rencontre. Voilà un bon commencement ! Le Due de Savoie m'approdi e un moment pour me dire :
1 Tatto ciò il B,,, pone nella giornata del 29. Invece in LUIGI GHIAIA, Ri­tardi di Michelangelo Castelli (1.847-1875), L. Joux e 0., Torino-Napoli, Appendice : Diarii delle Campagne del li8 1859-1860-1866, scritti da un aiutante di campo di 8. M. il Re Vittorio Emanuele H, Campagna del 1848, è detto: Marzo, 28. L'esercito piemontese entra in Pavia con Carlo Alberto. A rilevare Pinesat­tezza di tale notizia, ohe del resto non è la sola ohe avremo a riscontrare nel Diario citato, basterà raffrontarla con le parole di Carlo Emanuele La Marmerà, in : MARIO nataci ALBKKTI, Alcuni episodi del Misorgimento Italiano illustrati con let­tere e memorie inedite del generale mare/iene Carlo Emanuele Ferrerò della Mormora principe di Masserano, Torino, Bocca, 1906. Lettera IV: Pavie, ce 30 mars 1848. Nous voici à Pavie depui* hior vers les troia heures. L'entrée de iS, M. fot un vrai triompke, à la tote de 20000 houimes de troupes tres bclles...
? Nìna, il suo cavallo di battaglia.