Rassegna storica del Risorgimento
RADICATI DI MARMORITO AUGUSTO ; GUERRA 1848-1849
anno
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1915
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pagina
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524
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24
Achille Corbelli
vision d'avantgarde ne tarderà pas a s'operar. Dleu est vìsiblement aree nous, et si pour quelqu'un de nous rheure aura sound, ce sera pourtant une heuro glorieuse, car elle sera en mème temps celle de la résurre-otion de ce magnifique et malheureux pays, et nous aurons au molns une belle page d'histoire contemporaine a conter a nos enfants. Ghers petits amours, je vous envoie mille millions de baisers partager avec votre mòre adoróe.
V.
Le 6 Aviil 1847, Solivrolo-EaufurJ.
Je suis lei détaché depuis hier avec mon bataillon et deux esca-drons de Savoie cavalerie. Nous avons un corps ennemi à une irès-pe-tite distance, mais enferme* entro deux eaux, ne pouvant ni avancer ne reculer. On dit moine ce matin que les paysans les ont désarmés. Ce sont des Hongrois qui n'ont guère envie de se battre contro les Italiens. Ces braves paysans nous font toute la besogne...
Point d'ordres du reste. Le Due de Savoie est verni ce matin à notre village; je lui ai domande si nous restions lei, et il m'a répondu qu'il n'en savait rien. Il a visite nos avantpostes et nous a fait les plus grands éloges... Feu ou point de nouvelles de l'armee et des opórations des autres corps nous ignorons complètement qu'il y ait eu déjà des enga-geménts avec l'ennemi. Il me semble cependant que si quelque fait d'ar-mes avantagenx avait eu lieu on l'aurait mis à l'ordre du jour de l'ar-mée ne fut-ce que pour entretenir le bon esprit et animer les troupes...
VI.
1848, U- 9 mài-, Castiglione.
J'espère que tu auras reeu ma lettre du 6 de Solarolo. Aujourd'hui nous avons encore une journóe entiòre de repos et me voici à l'oeuvre pour te tenir au courant des nouvelles de l'armée. Le méme jour six, j'avals à peine ferme ma lettre que voilà la generale qui bat, aides de camp et ordonnances qui arrivent et partent a fond de train: vite, vite, l'ennemi est là ! En un instant nous sommea sous les arnies et nous partons au pas de eharge et en moins d'une heure nous avons rejoint le l"r rógiment et le Due de Savoie. Mais, pas plus d'ennemi que sur ma maln et apres une balte de quelques minutes on nous fait rebrous-ser chemin et nous rentrons à nos logements de Solarolo. Le lendemain matin nous partons pour continuer la marche. En arrivant l'étape le Due me détache avec deux compagnies de mon bataillon et un fort esca-