Rassegna storica del Risorgimento
RADICATI DI MARMORITO AUGUSTO ; GUERRA 1848-1849
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1915
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537
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Lettera M mi uffi.ai.aie gtimiumioKa dal cuvin/po 3f
jusq'au eimetière, où deus autres cercueils attendaient celni-Ià. O'étafent ceux d'Ai p ho use Bai bis et de Colli* On a dit une messe pour tous les troia, et je sortis de là abymé de ehagrin ! Pendant cette terrible journée du six j'ai vu tomber par centaines les homnies a coté de moi, j'ai eu devani les yeiix les spectacles les plus atroces. Balbis, Ri-ghiui, Gozzani et tant d'autres sont tombés presque a mes còtés et je suis reste impassi bis. J'avais la fièvre du combat. Mais à présent j'óprouve la réaetìon de cette inertie momentanee de coeur. Le bon Dieu m'a pro-tégé : continuons d'espérer eu lui ! Mais il est sur que si Pon continue de nous mener ainsi, nous y passerons tous les ims après les autres.1 On évalue à peu près à un millier le nombre de nos pertes en morts et blessés. L'ennemi eu a perdu davantage, mais qu'est-ce que cela nous fait ? Quelle grèle de balles, grand Dieu I Je suis reste le dernier sur le champ de bataille avec deus compagnies et demie. Je me suis battu contre un ennemi blen superi eur à moi jusqu'à 5 heures du soir, et je ne me suis retiré que lorsque mes hommes eurent vide leurs giber-nes. Si on ne nous a pas tous pris camme dans une souricière e'est qu'on ne l'a pas voulu ou pas pu. Le fait est que j'avais étó oublié. Le soir approchait; je me trouvais dans un pays completement incormu, entouré d'ennerais, ne connaissant point les routes: plutòt que de me laisser prendre, je me suis retiré, ce qui du reste était l'ordre general pour tonte l'armóe. Mais cela n'a pas ètè une petite affaire que de filer sans étre apercu. Enfin, gràce à Dieu, j'ai pu rejoindre sain et sauf nos avanti postes. Je suis arri ve à dix heures du soir à la Guastalla, où tout le monde me eroyait mort ou prisonnìer, et je n'avais égaré un seul homme. Notre bon Prince m'a bien fété, et m'a fait mettre immédiatement à table aio si que tous mes officiers, et nous avons bien dine, ce qui nous a fait, pour le moment, oublier les dangers et les fatlgues de la journóe. 11 m'est irnpossible de te donnei* les détails de l'affaire. C'est une chose trop compliquée et que je ne comprend pas moi-mème. Nous étions plus de 40/m homnies en ligne, et nous avons recu le baptéme du feu en toute règie.
XXIII.
Za 10 xuui 1848, Palazzolo.
Nous sommes depuis deux jours dans une autre ferme qui porte le noni que tu vois à la date. Hier je u'ai pas pu t'écrire parce que nous
1 Crediamo opportuno far rilevare come di qui appunto comincino a comparire le prime gravi lagnanze nulla condotta della guerra. L'episodio narrato nelle linee seguenti dal Radicati, e di cui egli stesso è l'involontario protagonista, non depone certo in favore nò del comando generale, né di quello della brigata in particolare.