Rassegna storica del Risorgimento

RADICATI DI MARMORITO AUGUSTO ; GUERRA 1848-1849
anno <1915>   pagina <538>
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538 Achille, QMMIÌ
sommes restés sept heures sous les àrmes à une demi ÌJèiie d'ici à Càuse d'une fausse alarme, ce qui nous arrivo assez souvent depuis que nous sommes en face de l'ennemi.- . . ,.. . ]
Tu me dls, cher ange, que tu désirerais bien lire mon noni panni ceux qui sont décorés. Je t'avoue que cela serait pour moi un grand Donnear, non pour la petite satisfaefcion d'amour propre, mais è. cause du plaisir qu'elle vous ferait à tous. Je crois m*dtre assez bien conduit dans l'affaire de S.to Lucia, où nous eùmes a déplorer la perte de tant des nòtres, et d'après ce que le Due de Savoie m'avait fait dire par un de ses aides de camp, j'étais note pour la médaille. Mais l'homme pro­pose et Dieu dispose. Ce matin la note des récompenses est arrivée et mon nom ne s'y trouve pus.
Oh m'en avait donne tellement l'assurance an point de vouloir fai re nn gros pari parco que je m'obstinais à ne pas y croire, quo ce matin j'ai été un peu désappointé, non pour moi, mai pour tol, ma panvre petite hero'ine, qui aurais été si heureuse de savoir ton nomine décoréV Mais n'en parlons plus, ce sera pour une autre ibis, Aujourd'hui on doit ouvrir le feu sous Peschiera, avec le pare de siège, qui est enfìn arrivò. On ne doute pas de la reddition de la place; mais on ne viendra pas aussi aisément à bout de Verone ni de Mantoue. Devant Verone nous savons déjà qu'il fait chaud. Je ne doute pas cependant du résultat final. Des bruits d'arrangement ont en effet circuì é déjà. plns d'une fois, mal je ne crois pas que le Roi veuille en entendre parler. L'honneur de la couronne et de son armée sont trop engagés. Ce ne sera qu'après nn avantage d'une grande importance, tei qu'une grande baiatile gagnée on la prise de Verona, que le Roi pourra déeemment entendre parler d'ar­rangement, parce qu'alors il pourra parler haut. Mais jusqu'à présent les ayantages obtenus ne sont pas assez importants pour oser parler en maftres. Pourvu que nos soldats ne se désaniment pas. Les pertes de l'autre jour ont du flèreraent ébranler la constance de la plus grande partie de nos soldats, tous mariés et pères de famille. Les cris qu'lls ont du entendre sur le champ de bataille, cris arrachés par la douleur mo­rale encore plus que la douleur phisiqne, n'étaient pas faits pour re le ver lenr courage 1 Ayons cependant confiance en Dieu et dans notre bonne cause. Ahi si nous étions seulement mieux commandési C'est la le grand écueil de notre belle armée ! , , , , . .
11 est sur que les tristes nouvelles de la jonrnée du 6 ont dn fa ire un certaln effet à Turin. Quatre personnes de la sociéió mortes, sans compter les blessés ! Malgré nos pertes, l'avantage nous est cependant reste, mais a-t-on su en profiter? Ahi ce malheureux B J est un
' Il generale Bava, ohe aveva allora la direziono dell'esercito.