Rassegna storica del Risorgimento

RADICATI DI MARMORITO AUGUSTO ; GUERRA 1848-1849
anno <1915>   pagina <551>
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JJotterB di m ufficiale piemontese dal campo 551
une très-beile sooiété: la brave et exceliente couslne Bevilacqua, qui a un uòpltal militaire ici, ayant apprls que j'ótais blessé, est venne me voir. Nous avons beaucoup causò du pauvre Momolo ; elle le pleure beaucoup, mais elle dit a chaqne instant: Il est heureux d'étre mort pour la patrie, et moi je suis fière d'étre sa mère . On ne se falt pas idée de J'enthou-sìasme de cette femme. Sa ride est direetrlce de leur hópital a Brescia. BUes fondent leur immense fortune pour le bien étre de Parme". Voilà du patriotisme et du vrai ! J'avais en outre à ma soirée le general Ke­nilani et trois ou quatre offi clero de l'Etat Major du Due de Savoie. Ca­stagneto remplit ma chambre de journaux, de facon que je n'ai pas le
temps de m'ennuyer
Vous aurez lu à l'heure qu'U est le bulletln de l'armée, de sorte que vons en saurez tout et plus que moi, peut-éire. Quand on nous a fait partir le matin d'ici on assurait qu'il n'y avait rien, que l'ennemi n'avait pas para et que ne serait autre chose qu'une mesure de précaution. Nous arrivons a Volta et on nous dit la méme chose. Knfln arrivés en vue de Goito on nous fait faire halte sur le grand chemin et repos. Le soldat n'avait plus rlen à manger depuis la velile au matin et il était exténué; nous de méme. On avait latssé les cuisines à Taleggio pour que Tordi-naire fùt prét pour le retour des troupes. Le Roi, qui nous avait pré­cède, s'en retournait tranquillement en arrière, de facon que tout s'ac­cordali pour nous eonvaincre qu'il n'y avait point d'ennemis. Aussi cha-con s'arrange pour dormir malgré un soleil des plus ardente* Tout a coup, houm bourn bm m. Vite aux armes : l'ennemi est là et Cuneo est déjà engagé. Nous marchons viveinent en avant pour le soutenir, mais ils éta-ient déjà en pleine déroute. Le Due vient a nous : Allons, les gardes, en avant, AUez rétablir l'honneur piémontais . Et nous sommes partis au pas de ebarge à la baionette et nous avons refoulé l'ennemi au dela de ses positions. Nous avons laissè dix homraes morts et 150 blessés. On nous à fait aussi quelques prisonniers, mais la plupart se sont sauvés ou ont été délivrés par la cavalerie. Nous leur avons tue énormement da monde, surtout la brigade Casale, qui les a pris de Sane. Le plus grand dommage, cependant, leur a été cause par l'artillerie. Ils ont laissé bon nombre de prisonniers, qui ne nous sont pus échappés comma les leurs. Il y a dlx off! ci era de tous grades et entro autre un jeune major Prlnce Beutheine, qui était blessé au pled. Nous avons été pansés ensemble dans la méme ferme et par le méme chirurgien et nous nous sommes fait beau­coup d'amltiés, car j'ai oonnu une partie de sa famllle et notamment un de ses oncles a Prancfort Cesi; un charmant jeune homme trea-distinguó, et à nous entendre là causer tranquillement de Vienne et de Berlin on n'aurait pas dit que dix minutes avant nousétions en face l'un de l'autre, peut-étre, les armes à la main. Voilà la guerre. La vietoire a été com