Rassegna storica del Risorgimento

RADICATI DI MARMORITO AUGUSTO ; GUERRA 1848-1849
anno <1915>   pagina <559>
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Lettere di un ufficiale piemontese dal campa 55U
trop tard. Quant nous, nous pourrons toujours et partout marcher ]ÌL téte levée; les grands na pourront pas tous en falre autaut. Peut-étre le temps décou vrira le Mascoffn,1 cai* il y en a eu bien certuinenient.
LI.
In IO aoùt 1848. Vigevano.
On a conclu un armistice de quarante cinq jours pour tralter à loistr de la paix. La place de Peschiera est rendue 1 Mais nos troupes en sor-tent iibrement et rejoludront l'armée en toute sureté. De méme tout ce qui nous appartieni clan* la place, le grand pare de siège, les munì* tions, etc. nous est rendu ìntégralement. D'aprés cela on ne saurait plus douter de la paix. Parme et Plaisance seront laissées à l'arbitre dea puissances médiatrices, qui, je n'en donte pas, les adjugeront au Roi, 8ous un apanage aux princes dépossedés. Le Due de Modène est rentré dans ses états. Heureux Modénais ! On donne pour sur que l'armée sera cantonnée dans les provinces limitrophes pendant la duróe de la trévo. On croìt généralement que nous serons à Casal. En ce cas tu pourras probablement me Taire une visite avec les enfants ! Quel bonheur se se-rait pour moi ! Tous ces messieurs boute-feux venus de Turin pour exci-ter à la guerre ont èie accueillis comme ils le méritaient. M.r Gioberti à été side dans les rues, et on l'a conseillé déguerpir au plustòt s'il tenalt a conserver les os de son echino. Hier puis nous avons eu une scène des plus comiques. Je ne Papprouve pas, mais elle te donnera une Idée du point où en est le mora! de l'armée et des souffr-ances qu'on a du endurer pour en arri ver à ce point. Comme on était rassemblé au café de la grande place, on vient dire que messieurs Brofferio et Fava ve-nafent de descendre à l'auberge de la Biscia. Yoilà aussitòt une foule d'offlciers de toutes armes qui s'élancent et courent à l'auberge indiqué. Là, ma chère, se passa une scène très regrettable, mais qu'on comprend lorsqu'on conoalt le degré d'aversion que ces déclamateurs et guerriera de café et de club ont su inapirer dans toute l'armée. Les réeriminations, les injureg, les outrages de toutes espèces sont prodigués à ces Brutus qui, tramblant de frayeur, et ne sachant que repondre aux interpella-tions de tous ces furieux, n'ont rien mieux à faire que de remonter vita en volture et reprendre le onerala de Turin poursuivls par les siffleta et les huées de la foule i-assemblée.2 9'a èté un bonheur que les soldata
* Espressione piemontese, che significa ; il maleficio, l'incanto, ed in questo caso, il mistero.
* Su11'opera del Brofferio e dei suoi cofleghi ohe provocò tante ire da parte dell'esercito, troppo lungo sarebbe l'intrattenerci ; vedi perciò il Messaggero to-