Rassegna storica del Risorgimento

LAFAYETTE, MARIE - JOSEPH MOTIER DE ; PEPE GUGLIELMO
anno <1933>   pagina <601>
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LafaycttOj Guglielmo Pop VTtùìli 801
XV.
Paris, 19 mare flSWl,
Il y a bien longtemps, mon cher general, qne je regrette de ne pas vous écrlre : les journeaux votis aurorit peut tre appris quei l'étais malarie, maina dangereuaeinent qne ne Fa publié J/esprtt de Pariti, mais pourtant de ma­nière de rester deus mola et demi deus mon 111; : me voilìi en eouvuleseence. quoique obbligé a des ménagements, mon mal étarvt nne enfiammation des bronchea qui exige de ne pas fatlgner ma poltrirle. J'eapére d'étre en état d'aller à la Chambre dans quelquea jonrs.
Vous aurez su qne j'étais en France a l'epoqne des electlons, nn mouve-ment d'opinion qni nona a donne nne melllenre chambre des deputés qne celle dont la mort dn depnté de Meaux m'avait qnelqnes mois nvant falt membra, et on Je ai point en le temps de sléger. O'est ainsi qne nons avons eu nn mlnlstère meilleur quoique moina prononcé qu'il ne devrait Tètre. Lea circonstances deviennent donc favorables a ce qne vous m'écriviez. M. de La Ferronnays ministre des étrangers est un emigré attaché de tona temps à la cauae dea Bourbona, et juaquà. un certain point aux opinions du parti. Neanmoina c'est un homme non senlement moderé, mais ayant des Incli-nations liberales, et anrtout nn fort bonnète homme. .je ne le connals pas personellement, mais la Chambre va me donner des rapporta avec lui, et j'auraia l'oecaaion de traiter confidentiellement votre affaire. J'ignore quelle aera la concluBion, mala je sais qu'on peut se fler à sa parole. H était ami du Due de Berry et aa oondulte a. cette cour a toujours été franche et raiao-nable.
Pai en Indirectement dea nouvellea de notre cher Pisa juaque au l.er jan-vier; on en a méme juaque au 18, Vos lettres lui seront toujonrs tranamisea avec aoina par le président du Comité grec de Marseille. J'al beaucoup parie de lui au président Capo-d'lstria que j'ai eu le plaiaù? de voir une fola lors de son paasage a Parla. Voilà les affaires de l'Europe qui s'embronillent. Je m'emtends motns aa aystéme dlplomatique des Balcana qu'à celni de la llberté dea peuples, et je me natte que eelle-ci gagnera quelque chose aux événe-menta qui se préparent. Beeevez, mon cher general, tonte mea amltiés.
Lafayette.