Rassegna storica del Risorgimento
BELGIO ; PELLICO SILVIO
anno
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1933
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pagina
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690
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690 Mario BattUtini
mentellcs, soumettre leurs vues et leurs idées d'amélioration à une rigooureuse pratique, qui eùt changé la face de l'Europe. Oes mémoires ne prèchenfc ni le philosophìsme, c'est à dire le mépria de toute croyance, ni l'oubli des convenances, ni le dédain de tout ce qui tendrait à la morale ; voilà certes pour le common des lecteurs dea mémoires bien insignifians, des mémoires qu'on ne lira tout an plus que s'ils ont la vogue, s'il devient de mode de les lire, car, malgré nos pas immenses dans le progrès, nous somme encore soumis aujourd'hui, plus que jamaìs, à l'empire de la mode, et tei qui Bourit de pitie en voyant l'af-fectation puerile de nos fashionnableB à tenir la raain gauche dans la poche de son habit, à pincer les lèvres en parlant, à fermer à moitié les yeux en souriant, à mesurer géométriquement les coins de sa eravate rouge ; tei enfin qui semble par la négligence outrée de son costume, se mettre au-dessus des préjugés vulgaires, devient timide et faux dès qu'il s'agit de se prononcer sur nos modernes compilateurs ; homme de probité, il mentirà méme à sa conscience plutót que d'ètre accuse de ne pas aimer, et surtout de ne pas avoir lu l'écrivaàn à la mode. A lui permÌB de negliger ses affaires domestiques, de s'acquitter à peine des devolrs de sa profession .
Dopo una critica alla letteratura più in voga allora, sopratutto in Francia, letteratura troppo mondana e vuota, dannosa allo spirito , l'autore riprende il libro del Pellico per dir tutto quanto esso contiene
e De cette vraie philosophie si pleine de patience et de résignation, si pleine d'indulgence et de pardon, si touchante de cette donce charité évangélique que nos partis dédaignent depuis longtemps. Catholique de bonne foi, instruit à la charité par l'évangile et plus encore peut-étre par rinsfcinct de son àme aimante, Pellico ne se plaint point de ses enne-mis, il ne se retranche point dans une philosophie stoìque et sombre, maudissant tout le genre humain, trouvant que tout est mauvais dans le plus mauvais deB mondes. Pellico s'étudie au contraire à rendre le bien pour le mal, à pallier les fautes, la méchancheté méme dont il est la vietimi II cherehe partout à découvrir les traceB de la pitie et de la douceur, et à puiser dans son amour génóreux des hommes le cou-rage de supporter ses maux et la force de les pardonner à ses ennemis. Il puise dans un séntiment religieux d'ineffaqles consolations, et sa confiance en Dieo le fortifie chaque jour contee ces accès d'inutiles fu-reura on l'a poussé si souvent l'horrible vengeance d'un pouvoir tou*