Rassegna storica del Risorgimento
BELGIO ; PELLICO SILVIO
anno
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1933
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Mario BatUfini
mes espérance-s du obréticn, soutenu par les consolations de son ami qu'il ne pouvait mérae voi** il lufctaife eontre ses regrets d'une existence si misérable, mais qui pouvait encore Le renrìre à sa patrie, à sa mère, a ses amis : quelques instans avant de mourir, il embrassait le erucifix avec la plus tenore pìétó. Toi, s'écriait-il, né d'un Dieu, toi-mème avals horreur de la mort,: car tu disais : Si possibile est transeat a me calix iste. Oh ! pardonne, pardonne, o mon dieu, si je diB aussi corame toi, si c'est possible, éloigne de moi ce calice amert Mais je ré-pète aussi tes paroles suivantes : Veruni tamen non sicut ego volo, sed sicut tu . Pauvre comte Oroboni ! mourir à vingt neuf ans, au fond dea cachots du Spielberg, si loin de cette belle Italie qii'il aimaife tant ; loin de sa vieille mère : et mourir en pardonnant à ses ennemis ! oh ! con-servez tous la mémoire de ces martyrs de la liberto ! On erige tant de monumens f asteux à quelques hommes qui ont souvent plus "brille sur la terre par lem1 audace ou leur esprit, qu'ils n'ont donne d'exemples de charité et de courage ; élevons au fond de nos coeurs un souvenir de piété et d'admiration au malheureux Oroboni, à l'infortuné Antonio Villa, morb quelques jours après son noble ami, et dóni les os reposent aussi dans quelque com<; du cimitière de la forteresse. Oh! Italie, quand pourras-tu élever un monument d'amour et de reconnaissance à tant de martyrs, orneraent et gioire de ton beau ciel ! Ricordata la tenera amicizia che legava il Pellico ed il Maroncelli, i dolori e le speranze che univano sì teneramente i due prigionieri, il critico concludeva il suo bell'articolo, vibrante di commozione : Et voilà pourtant les hommes que la politique écrase, les existences que le pouvoir foule aux pieda ! tout ce que les sciencea et les lettres offrent de plus célèbre ! Mais gar-
donsnous de maudire quand les victimes nous ont donne l'exemple du plus généreux pardon: les plaintes ont été si souvent prodiguées pour des eauses indignes, les récriminations ont si souvent éclaté pour de vaines ambitions dégues, que le silence et Toubli sont peut-ètre encore aujourd'hui le reprocbe le plus poignant eontre de si barbares abus de la force ! .
Le Courrier Belge di Bruxelles, giornale che con costante simpatia si occupò sempre dell'Italia, che in alcuna occasione non. mancò di scrivere in favore della sua indipendenza, e nel quale gli esuli trovarono sempre largo appoggio e simpatìa, pubblicò nel N. 91 del 1 aprile 1833, un articolo di particolare interesse su Le mie prigioni, su questo libro come il critico scrive che non è una narrazione, perchè Fautore non racconta, ma mette a nudo la propria anima