Rassegna storica del Risorgimento

BELGIO ; PELLICO SILVIO
anno <1933>   pagina <695>
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La fortuna dei Pellico in Belgio 095
Qu au midi de l'Europe le carbonarisme, avec Bea conspirations boniicides et ses théories subveraivea, lève un front menagant; qu'il 8'écrie, le poignard à la main, o'est moi qui suis l'Italie! no8 tètes se détourneront avec effroi! Alors ce n'est pas aux dominations étrangè-res et au pouvoir absolu que la guerre est déclarée, c'est à l'ordre so­cial; alors, au lieu de réunir dans une cause eommune des sentiments généreux qui sont de tous les pays et de tous les temps, on s'attaque à des prinoipes, à des voeux, à des intérèts qui sont de tous les temps et de tous lés pays. Au lieu d'avoir pour vous le genre humain qui, depuis six mille ans, s'émeut au nom de patrie, vous avez contre vous le genre humain qui, depuis six mille ans, veut des pouvoirs et des loia, des propriétós et des autels (1).
Giustamente il giornale dì! Bruxelles rispondeva :
H y a quelque jours le Journal des Débats rendahV compte de l'ouvrage si originai de Silvio Pellico, un des martyrs de la liberto ita-lienne. En liaant les premiere développemens de cette analyse eloquen­te, on aurait pu oublier le bannière et les couleurs du journal: il sem-blait que l'écrivain, si juste appréoiateur du poète italien, avait laissé librement son coeur et son imagination s'élever à ces hautes pensées de liberté, à ces grandes vertus de l'amour de la patrie, qui dominent constamment l'oeuvre de Silvio Pellico. Mais l'écrivain politique dis­sipa bientót l'admiration réveuse du poète, et les declamati ons usitées contre les démagogues et les révolutionnaires vinrent désenchanter le lecteur. En effet, tout en rendant justice au noble Silvio Pellico, tout en louant le patriotisme si pur qui révèle presque chaque page de cette triste et suave composition, i'auteur de l'article n'a su assez exalter la 80umission religieuse et l'obéissance passive dont le martyr italien offre un si rare exemple; comme s'il était donne à tout le monde de passer dix années de sa jeunesse, les dix plus belles années de sa jeunesse, les dix plus belles années de sa vie, au fond d'un cachot, sans éprouver cette résistance tumultueuse de l'ine qui se révolte contre tout ce que l'abus de la force peut inventer de plus cruel. Comment I'auteur de l'ar­ticle auquel nous répondons, a-t-il pu s'écrier après avoir lu Pellico : 4 qu'au midi de l'Europe le carbonarisme, avec ses conspirations homi-cides et ses théories subversives, lève son front menagant ; qu'il s'óerie,
(1) Gioitale eli,. ; Torteti*. Le mie priyioni par Silvio Pellico, tvaduciion de Mf. de Latour avec dee notes de ìtaroncelli.