Rassegna storica del Risorgimento

BELGIO ; PELLICO SILVIO
anno <1933>   pagina <703>
immagine non disponibile

La fortuna del Pellico in Belgio 703
traduzioni in francese. Ancora pieno dell'emozione profonda che quest'interessante lettura mi aveva prodotto, ne parlai' ad un pie­montese, uomo colto che occupa un'alta posizione sociale ed appar­tenente al partito liberale progressista. Io non ho letto ancora que­sto libro, mi disse egli, ma mi hanno detto ed assicurato che l'au­tore è venduto ai Gesuiti. Mi sforzai di dimostrare al mio interlo­cutore che il Pellico non era uomo da vendersi a nessuno e perchè ne fosse certo lo rimandavo al suo stesso libro.
Alcuni appartenenti al partito monarchico, coi quali ebbi oc­casione di parlare qualche giorno dopo, mi si espressero in maniera tutta diversa. C'est un jacobin déguisé mi dissero il n'en est que le plus dangereux, et l'on ne concoit pas que le gouverne-ment ait permis l'impression d'un pareli iivre .
Quant a moi, prosegue je partage l'étonnement de ces bonnes gens, et je pense que le comité de censure a manqué de prévision en cette circonstance. Preoccupò uniquement de l'avantage que, sous le point de vue religieux, on pouvait attendre d'une publication pareille, et dea bons effets que devait produire l'exemple d'une résignation si parfaitement chrétienne, rassuré, en outre, par l'idée que ce livre d'un condamnó politique ne renfermait pas une phrase qui eùt trait à la politique et s'adressàt aux partis, le gouvernement n'a pas vu qu'en autorisant l'impression il portait, au système autrichien, une atteinte dont lui-mème ressentirait le contrecoup. Oe n'est pas impunément que, dans une monarchie absolue, alliée et voisine de l'Autriche, on peut laisser xévéler l'arbitraire róvoltant des jugemens par commission et les odieu-ses barbaries du carcere duro . Et, qu'on ne s'y trompe pas I le Mie Prigioni , ce livre, toufc empreint d'impartialité et de grandeur d'àme, condanni e d'autant plus sévèrement qu'il s'abstient d'accuser. Ces jugemens, contradictoirement injurieux pour l'auteur, me semblent également dénués de fondement et sont le resultai du mécompte que la lecture de l'ouvrago a cause aux hommes passionnés des deux opi­nion 8 contraìres. Les una se flafctaient d'y trouver dea déclamation con­tee la tyrannie, dea tirades l'oniantes en faveur de l'affranchissement ; les autrea espéraient y voir une retractation politique et une aorte d'apo­logie du pouvoir absolu j il leur semblait impossible qu'un homme vrai-ment religieux no rat pas un des leura. Pellico n'a pu les dósabuser, tant pia pour eux ! O'est un capucin, di.seni, les premiers ; tant mieux pour les capucina! Én Franco, au reato, on a été plus équitables en-vers lui, et panni les organes des diveraes opiniona auoun n'a révoqué