Rassegna storica del Risorgimento
BENTINCK, WILLIAM CAVENDISH, LORD
anno
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1934
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pagina
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230
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230 Antonio Capograssi
Bentinck consigliò al vicario di scioglierla, e nelle nuove elezioni il partito costituzionale ebbe la vittoria che Bentinck aveva favorito senza riserbo. Fu durante il giro elettorale, che il lord inglese compi attraverso la Sicilia, che al vicario giunse, impreveduta, la singolare lettera che trascriviamo e che forma lo spunto di questo breve studio :
Catania 3 dicembre 1813
Monseigneur, J'ai eu l'honneur de recevoir les deux lettres datées le 25 et 23 novembre, trae Votre Àltesse Royale a eu la bonté de m'eerire. Le consentement de V. A. R. à l'arrangement dei Vice-Ca-merarj est une nouvelle preuve de ce desir Constant, qu'EUe a toujours temoigné pour le bien public, pour l'union, et pour la conciliation. Je sena bien que tonte la nomination ne pent pas avoir été tout a fait agréable à V. A. R. Mais il y avoit dea grandes difficultés à sur-monter. Plusieurs propositions avoient echué, et à la fin il a falbi faire dea sacrifices pour obtenir un parfait accord. Je ne connois pas Ugo, mais on dit que c'est un homme de talens et integre, et qu'il est in-struit dans ce qui regarde la diplomacie.
Jusqu'ici nous n'avons rieu regu de la coté opposée. Le General Manhes n'est pas encore de retour de Naples. Mais je ne crois pas que ce sera par un General Frangais que Murat fera passer une prepo-sition quelconque. Je ne sais pas comment interpreter son silence. Ou, que Buonaparte se croit capable de se soutenir dans le Nord d'Italie, ce que je ne peut croire erre l'opinion de Murat, ou que Buonaparte etant decide à traiter la paix aura dit à Murat: Vous n'avez rien a attendre dea Alliés dans ce moment. Tenons entre nos maina autant que nous pouvons pour mieux traiter , et si vous ètes obhgé de quitter Naples, je vous indemniserai en France .
A present, Monseigneur, je viens vous presenter les rèves d'un Voyageur. J'y suis encouragé par la bonté avec laquelle V. A. R. a tojours ecouté mes pensées, qui n'ont jamais eu autre inerite, que la sincerile et le desir du bien general. Depuis que j'ai mieux connu la Nation Sicilienne, sa situation future a été l'objet dea mes serieuses reflections, et de mes vives inquietitudes. L'indipendance de la Sicile, et la separation des deux Couronnes a été vote par le Parlement, et quoique la Nation soit divisée sur d'autres points, cependant elle est unanime contee tonte connection avec le Royaume de Naples, et se doute que la reunion puisse encore s'operer sana une grande effusion