Rassegna storica del Risorgimento
BENTINCK, WILLIAM CAVENDISH, LORD
anno
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1934
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pagina
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231
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L'unità d'Italia nel pensiero di lord William Bentinek 231
de sang. Il est certain que l'Entreprise deviendra de jour en jour plus difficile.
Mais il est clair en mème tempa que l'administration da Gou-vernement de la Sicile sans Pappili d'une force independante sera presque impossible. La Nation ne peut pas ètre confiée à elle méme. Il y aurait a craindre tous les causes de la Revolution Francaise.
La Nation donc pour le moment ne peut pas se gonverner elle méme, ne vent pas ètre gouvernée par les Napolitains, et il ne con-viendra pas, je m'imagine a l'Angleterre de continuer le fraia de l'entretien d'ime force protectrice après la paix generale.
Voici donc, Monseigneur, mon rève. Laissez le soin de la Sicile avec l'Angleterre, qui peut seule, j'ose dire la gouverner avantageu-sement, et poùr la Sicile et pour le Royaume de Naples. Au Roi de Naples la Sicile n'a jamais été d'acmi avantage. Elle a été au contraire un embarraa. Le Roi n'en a jamais tire un Soldat, et les Revenues n'ont pas mème suffi pour payer les troupes necessaires pour la con-tenir. Le Roi a perdu dea hommes, et n'a pas gagné de l'argent. Done-revant la depense doit augmenter et V. A. R. peut bien juger si les revenues de l'Isle peuvent ètre augmentés dans la méme proportion.
Sous le Gouvernement Anglais la Sicile seroit tranquille, et avec le temps deviendrait florisaante. Elle pourroit ètre un ami très utile, et jamais dangereux, à Naples, parce qu'il ne peut jamais convenir à l'Angleterre d'avoir dea possessions continentales.
Pour rendre un pareil arrangement de la plus haute utilité au Roi de Naples, mon idée seroit. 1 Ou que le Royaume de Naples aurait un arrondissement en Italie, le quel cependant, à dire vrai, me parait difficile. Parce que, comme la condii ite de Buonaparte vis-a-vis da Pape est aux yeux de l'Europe un acte des plus injustes qu'il ait commis, ainsi les AUiés probablement se feront une gioire de le retlablir dans tous ses pouvoirs tant spirituels que temporeh. 2 Ou ai cela n'etoit pas possible, que le Roi et la famille Royale recevrait de l'Angleterre une compensation annuelle egale à toute la liste Civile, et en autre que l'Angleterre s'obligerait de lenir a la disposition du Roi de Naples una Armée calculée sur l'état militaire le plus étendu que la Sicile pourrait soutenir mème sans la supposition la plus favo-rable de ea position future dites dix mille hommes (10.000).
Un pareil liaison observe avec bornie foi pourrait mcner a des plus grandes avantages, et en cas de necesaité, le Royaume de Naples pourrait avoir l'assistance de toutes les forces Britannique de la méme maniere que l'Espagne et le Portugal l'ont cu dernierement.